Pic de pollution : courir est-il toujours possible ?

Pic de pollution : courir est-il toujours possible ?

Qui dit vivre en ville dit pollution...

Courir est synonyme de bien-être ou santé pour la majorité d'entre nous. Nous sommes nombreux à vivre en ville et sommes au fait des pics de pollution qui nous amènent à nous interroger sur notre santé. A l’heure des marches pour le climat et débats alarmants concernant le taux de pollution présent dans l’air, on en vient à se poser les questions suivantes : comment cela fonctionne ? Est-ce vraiment dangereux pour nous les coureurs ?

Lors d’un anticyclone, la pression atmosphérique « plaque » au sol les particules. S’y ajoute l’air froid qui descend vers le sol, explique Jean-Jacques Menuet, médecin du sport à Saint-Malo.

Le vent pourrait cependant aider à disperser ces particules mais cela signifie qu’il faudrait régulièrement des vents (forts de préférence) pour que cela fonctionne… Pas évident donc.

Un réel impact sur notre santé

Nous respirons quotidiennement des microparticules de pollution via notre nez ou notre bouche. Au repos, nous ventilons en moyenne 5L d’air par minute. Lorsque nous faisons un effort, comme courir, nous pouvons atteindre jusqu’à 200L d’air par minute. Résultat ? Si nous courrons lors d'un pic de pollution, nous pouvons respirer jusqu’à 30 à 40 fois plus de particules. Cela se compare à du tabagisme passif.

Ces respirations entraînent des inflammations ORL : nez, pharynx mais également nos bronches. Nous sommes donc plus sensibles à des maladies potentiellement infectieuses.Pour les sportifs asthmatiques, le risque est encore plus élevé et ils verront le risque de crise augmenter considérablement.

Des solutions qui existent

La plupart des coureurs ou sportifs inquiets à ce sujet auraient tendance à pratiquer du sport en salle. C’est une idée reçue puisque les particules de pollution sont présentes et se cachent un peu partout.

Nul besoin d’arrêter de courir pour autant. Il s’agirait « d’adapter le contenu de son entraînement » toujours selon Jean-Jacques Menuet. En effet, le mieux est, durant les pics de pollution, d’éviter l’intensité ou le fractionné durant sa course et de privilégier une aérobie basse permettant à la fréquence respiratoire de ne pas augmenter et donc de ne pas « consommer » plus de microparticules polluées. Courir dehors est possible, il faut simplement s’éloigner le plus possible de la circulation : en nature, dans des parcs, hors des heures de pointe… La hausse des températures ainsi que la pluie seraient de bons facteurs qui engendreraient une baisse de ces particules.

Si vous n'avez pas le choix sur le lieu de pratique, vous pouvez egalement envisager de porter un masque anti-pollution, à condition d'utiliser le bon type de masque pour le bon type de pollution. Par exemple, un masque de chirurgien ne sert à rien, quelle que soit le type de pollution, mais un bon masque anti-pollution adapté filtre très bien les particules fines.

Privilégiez donc les espaces naturels quand cela est possible ou bien, réalisez de petits footings en hiver vous permettant de garder votre rythme et challengez-vous lors de températures plus estivales ! 

 

Sources : www.ouest-france.fr/sport/running - www.running-addict.fr/actualite/courir-pic-de-pollution - masquepollution.com/masque-anti-pollution

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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