Le running pour vaincre la maladie

Le running pour vaincre la maladie

Antoine Scortatore, jeune bordelais de 23 ans a découvert qu’il était atteint d’un cancer du système immunitaire en 2018. Le running l’a aidé à combattre la maladie. 

Un mental d’acier 

Antoine, sous-officier dans l’armée de l’air française, est un féru de course à pied. Il a débuté cette pratique il y a 7 ans et s’est mis au triathlon ces 3 dernières années. 

En septembre 2018, à la suite d’une mission avec l’armée, il découvre des ganglions au niveau de sa clavicule. En pleine préparation pour le marathon de la Rochelle, il doit réaliser une batterie d’examens médicaux. Malgré cela, ses objectifs de course n’avaient pas changé, il souhaitait passer sous la barre des 3h sur marathon. Chose faite puisqu’il réalise un très bon chrono de 2h59’33’’. Quelques jours plus tard, il apprend malheureusement que c’est un lymphome hodgkinien de stade 2, une tumeur cancéreuse peu fréquente.

Une bataille ardue 

Pour combattre la maladie, Antoine a subit un traitement de chimiothérapie en 3 cycles (1 cycle = 1 cure de 28 jours) et 17 séances de radiothérapie pendant lesquelles il n'a jamais stoppé la pratique de la course à pied. En effet, pendant ces 139 jours de traitement, Antoine a accumulé 1 252 km de course à pied, 2 187 km de vélo (9 et 15 km/jour en moyenne) mais il a aussi pratiqué la natation et le renforcement musculaire. Une performance incroyable au vu de la difficulté de ces traitements

Selon lui : « L’activité physique durant le traitement d’un cancer est primordiale, de la simple balade à l’ultra marathon, chacun à son niveau, bouger me semble le point clé pour donner à son corps une dynamique, et à son cerveau le mental et la force de combattre. »

Un déroulement sans encombre 

Antoine a très bien toléré la chimiothérapie, « grâce au sport », selon lui. Les injections qui étaient faites le vendredi lui ont procuré quelques nausées mais c'était les seuls effets secondaires et selon ses paroles, « le sport annulait tous les effets secondaires ». Avec un peu d’humour, il confie que « la radiothérapie est passée comme une lettre à la poste : R.A.S ! Aucun traitement n’a eu raison de mes cheveux, ni de mon bronzage de triathlète !» 

Une période très difficile en temps normal mais avec son mental d’acier, il explique : « J’avais même l’impression d’avoir la vie d’un sportif de haut niveau. »

Il raconte une journée type durant son traitement « Mes journées étaient souvent rythmées par un réveil à 9h, un bon petit déjeuner, une première séance de sport, une douche, de la récupération (massages, assouplissements…), un déjeuner, une micro sieste, puis un deuxième entraînement l’après-midi, avant de me reconsacrer à la récupération pour recommencer le lendemain. »  

Pour lui, l’essentiel était de profiter de la vie, de faire tout ce que bon lui semblait, sûrement une philosophie qui lui a permis d’être fort face à la maladie.  

Une rémission qui donne des ailes  

« Le jour de ma rémission, j’ai ressenti un grand vide, un manque d’objectif, je n’avais plus à détruire cette maladie, c’était fini. Il me fallait un nouvel objectif, un truc dingue ! »

Le Half Marathon Des Sables au Pérou, qui va être son prochain truc de dingue, aura lieu en Décembre 2019. C’est un ultratrail de 120 km en autosuffisance alimentaire dans le désert Ica. Mais Antoine ne compte pas s’arrêter là puisqu’il souhaite battre son record personnel sur Ironman 70.3 et également parcourir 400 km à vélo avec Alexandra, une amie qui a aussi été d'un grand soutien pour lui. Sur le long terme, il rêve également d'obtenir une qualification pour les championnats du monde d'Ironman à Hawaï.

Il est aujourd'hui en rémission totale, depuis le 14 Mai 2019, et il poursuit toujours ses entraînements ciblés, car pour lui les prochaines compétitions approchent à grand pas. Une chose est sûre, c’est qu’il va se donner les moyens d’y arriver. Le lymphome a changé sa vie, et il n'y voit que des bons côtés. Il déclare notamment avoir « passé un cap en course à pied, avec un record sur 10 km pendant les chimios, 2 records consécutifs sur 5 km pendant la radiothérapie, et j’ai partagé avec ma sœur son record sur le marathon d’Albi, c’était magique ! ». 

Il n’oublie pas de glisser quelques mots pour tous ceux qui l’ont soutenu pendant ce combat : « Merci à ma famille, mes amis, qui ont partagé mes pleurs et mes joies, merci à ces inconnus qui m’ont soutenu, merci à l’association FRANCE LYMPHOME ESPOIR ainsi qu’à toute l’équipe de soignants de L’ONCOPOLE DE TOULOUSE qui ont été particulièrement géniaux, on a même rigolé, ils travaillent dans l’ombre mais ils sont magiques. »

Une belle phrase pour terminer l'histoire, pleine de courage et de force mentale, d'Antoine : « Relativisons, nous sommes vivants ! »

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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