Marathon de Paris 2019 (2ème éditions)

Marathon de Paris 2019 (2ème éditions)

Tout d’abord, je tiens à remercier Thibault de Running Club et le sponsor JBL pour le dossard 2019 sans qui, je ne l’aurais peut-être pas couru deux années de suite.

Un mois après le marathon de Barcelone où j’avais explosé mon RP, je ne savais vraiment pas à quoi m’en tenir pour celui là, c’était pour moi une toute nouvelle expérience d’en cumuler deux si rapprochés, mais j’aime ça, un nouveau défi. Et puis, je suis très bien conseillé et entouré niveau coaching.

Je pars dans le SaS 3h30 avec l’ami Vincent , on verra, je n’ai pas d’ambition de chrono à ce moment là mais au moins l’attente en bonne compagnie est toujours appréciable. Il fait très froid 0 ou 1 degrés au réveil et même avec le soleil et le fait d’être serré comme des sardines, je n’arrive pas à me réchauffer.

Le départ est enfin donné, je pars sur un rythme plutôt tranquille et commence à me réchauffer. Mon épouse et ma fille m’encourage au troisième kilomètre et là cette fois je suis bien, le cœur chaud aussi.
Je me cale à un rythme autour des 4,50 au kilo, je me sens bien. Je connais le parcours alors je reste concentré sur la foulée et ne regarde pas trop autour de moi. Il y a beaucoup de monde, c’est vraiment pas facile d’avoir un rythme régulier et il faut être prudent pour ne pas chuter en esquivant des coureurs ou des personnes qui traversent.
Arrivé sur Vincennes au ravito (kilomètres 11), j’attrape une bouteille au vol et 200m plus tard une petite pointe dans un mollet me rappelle à l’ordre. J’essaye de ne pas trop y penser et me déconcentrer, c’est une partie de la course que je n’aime pas trop malgrè les groupes de musique présents. Je fais marcher le mental et la douleur disparaît progressivement.....

Arrivé au semi, je suis surpris qu’il y ait encore autant de coureurs autour de moi, le peloton ne s’est pas vraiment étiré même si déjà plusieurs personnes marchent ou sont au ralenti. Je ne comprends toujours pas pourquoi s’infliger cela, se mettre dans des états pas possible si tôt dans la course...... juste pour se dire : j’étais sur le Marathon de Paris, bref .....
Je n’ai pas de super sensations, du moins pas aussi bien que le mois dernier sur le marathon de Barcelone, mais j’avance plutôt bien alors je fais le vide et pense qu’à la course et à ma foulée.


Ma famille est de nouveau présente au kilomètre 28, ça fait un bien fou et me rebooste, je me sens plutôt bien alors je me dis qu’une fois les trémies passées, j’essaye d’accélérer un peu .


À ce moment deux femmes me traversent devant, j’évite la première mais comme je sens l’impact arriver je pousse violemment la deuxième. Un réflexe pour ne pas chuter, manque de bol pour elle, avec mon élan, elle s’est écrasée par terre 2 mètres plus loin par dessus un petit muret en béton. Ma réaction a peut-être été exagérée sur le coup, j’en étais presque gêné, même si je ne me suis pas arrêté je l’avoue. Avec du recul aujourd’hui, je me dis que peut être elle réfléchira la prochaine fois.

Je force légèrement l’allure, ça se passe plutôt bien. Je rejoins pour la deuxième fois un groupe avec un meneur d’allure, que je dépasse de suite.
Kilomètres 35, ce magnifique faux plat montant qui casse les pattes mais grâce au trail, j’ai appris à aimer ça maintenant, j’y prends même un certain plaisir. Je jette un coup d’œil à ma montre, je grimpe entre 12 et 11,5 km/h. Même si les sensations ne sont toujours pas au mieux, je relance.

Au 39ème km, je suis à hauteur d’un autre meneur d’allure, ça sent bon pour le chrono et me donne un nouveau regain d’énergie, mon rythme est plus élevé alors je continue à forcer pour ne pas m’installer sur une allure plus faible.
Décidément, ce passage dans le bois de Boulogne n'est vraiment pas simple avec ses multiples relances et ses zones sans personne.
Kilomètre 40, mes cuisses commencent à durcir, je ressens la fatigue mais je ne veux rien lâcher. Je me mets en mode "zombie" dans ma bulle, à tel point que je n'ai pas entendu pas mon épouse m’encourager, ni vu ma fille courir à côté de moi pendant 500m au 41ème kilomètre.
Je donne tout pour passer la ligne d’arrivée avec les encouragements et l’émotion qui monte. Que c’est bon ce moment indescriptible avec un mélange d’épuisement, de joie, de fierté....
J’arrête ma montre, je marche un peu pour libérer la ligne et seulement quelques minutes plus tard je regarde mon chrono. Ce sera 3h20, je ne peux retenir un gros " yes trop cool ", 6 minutes de gagné sur mon RP de Barcelone un mois plus tôt et un peu moins d’une heure par rapport à l’année dernière au même endroit (4h11 en 2018) .


Une bonne régularité sur la course, 1h41 pour le premier semi et du coup je gagne 2 minutes sur le second.
J’aime les marathons car j’apprends toujours de chacun, celui-ci m’a convaincu que même avec des sensations moyennes, avec la volonté et l’envie on arrive quand même à quelque chose.
Je suis extrêmement content de ma progression sur route. Maintenant, récupération et ensuite place à une préparation trail.

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