Le marathon de Porto - Portugal - 04/11/2018

Le marathon de Porto - Portugal - 04/11/2018

Le marathon de Porto - Portugal - 04/11/2018

Après une très bonne préparation commencée à la fin du mois d’août et une montée en puissance progressive, je me sens dans une forme optimale pour aborder mon huitième marathon.

Mon choix s’est porté sur Porto à cause de la date (pendant mes vacances) et à cause du profil de ce marathon qui semble relativement plat. Il est évident que le fait de visiter une belle ville que je ne connaissais pas a également compté.

Je suis arrivé à Porto le jeudi soir avec ma compagne, ce qui nous a permis d’avoir deux jours complets pour visiter cette ville de Porto.

Le vendredi matin, je vais au salon du marathon pour retirer mon dossard et faire le tour des stands. Le lieu est bien choisi, dans l’ancien bâtiment des douanes, le long du fleuve Douro, à l’emplacement même où les grands navigateurs portugais sont partis pour découvrir le monde. C’est un village marathon à taille humaine, il n’y a pas foule et les portugais sont des gens charmants. Par contre, les stands représentés ne sont pas extraordinaires, il y a les représentants des villes organisatrices de marathon, les équipementiers avec une marque inconnue en France (en tout cas par moi), les marchands de boissons, gels et autres aliments miracles… Comme sur la plupart des villages marathon.

Je récupère mon dossard, un petit sac à dos jaune vif, un tee-shirt souvenir et quelques échantillons.

Si la météo a été clémente pour ces deux jours de visite, sans pluie avec des températures douces, les prévisions du dimanche sont plus pessimistes ! Je me prépare donc à une course sous la pluie…

Ci-dessus : le rayon de soleil de la journée !

Notre logement étant situé au centre de la vieille ville de Porto, c’est en métro que je me rends, le dimanche matin, au départ du marathon. Celui-ci est situé au Parc de la Cidade, en bord d’océan, à la périphérie de la ville.

Cette promenade en métro (moderne et propre) n’est pas désagréable et me permet de me plonger doucement dans l’ambiance de la course au milieu de coureurs de toutes origines : je suis assis à côté de portugais et de français. Devant moi, il y a un groupe de russes, et certainement beaucoup d’autres nationalités.

De la station de métro la plus proche, il faut encore une bonne vingtaine de minutes de marche pour rejoindre l’aire de départ et d’arrivée.

La météo n’est pas au beau fixe, le ciel est couvert, un petit vent de l’océan souffle et après un éphémère rayon de soleil, une ondée vient refroidir notre espérance de beau temps.

Il y a, en plus du marathon, la Family Race de 15km et la Fun Race de 6km.

Le nombre de participants pour le marathon est aux alentours des 5000, ce qui est très raisonnable. Il n’y a pas de cohue. Une demi-heure avant le départ je trottine doucement sur la promenade le long de l’océan pour préparer un peu mes vieux muscles à l’effort qu’ils vont devoir fournir. J’ai vraiment tout loisir de m’échauffer où je veux avant d’intégrer le sas de départ.

Voici le parcours qui m'attend :

Le petit fort en bord d'océan à côté de la ligne de départ (ci dessus).

Encore une fois, je suis sûr de ma préparation, j’ai confiance et je ne ressens aucun stress, au contraire, plutôt du calme et une grande envie de commencer la course.

Je me place dans mon sas, celui correspondant à un objectif compris entre 3h15 et 3h45.

Ah oui, je n’ai pas dit quel était mon objectif pour ce marathon : je sais que, grâce à ma préparation, 3h30 sera l’étoile vers laquelle je vais me diriger mais objectivement je pense que ma performance va se situer, si tout se passe correctement, entre 3h30 et 3h40, au pire 3h45.

Le présentateur au micro fait monter la pression et annonce les champions kényans présents aujourd’hui, puis l’ensemble des nationalités. Il semble que le monde entier soit représenté avec des coureurs de presque tous les pays européens mais également de tous les continents.

Les meneurs d'allure.

Enfin l’heure arrive, les sas s’ouvrent, nous nous approchons de la ligne de départ et à 9h00 précise, les coureurs sont lâchés.

Pour les 5 premiers kilomètres, le parcours fait le tour du parc de la Cidade avec un petit diverticule en aller-retour dans une grande rue sans intérêt. Malgré le nombre limité de participants, je trouve ce début de course très dense et j’ai du mal à adopter mon allure marathon autour de 5mn au kilo. Comme d’habitude, beaucoup de coureurs se sont placés dans des sas correspondants à des temps bien moins élevés pour flatter leur égo mais qui ne courent absolument pas à l’allure et gênent tout le monde.

Nous reprenons ensuite le bord de mer en direction du nord avec des passages sur des pavés et des voies de tramways, très déstabilisant. Je retrouverai ce type de passage à de nombreux endroits tout au long du parcours.

Jusqu’au 10km, j’ai l’impression d’être encore à l’échauffement tellement que je me sens bien et pourtant à chaque kilomètre mon allure est inférieure à 5mn/km. Je ne m’emballe pas, je reste concentré et bien relâché en essayant d’économiser au maximum mon énergie. Temps de passage au 10km : 49mn50s.

Le parcours redescend maintenant vers le sud en direction de la vieille ville de Porto par une large avenue bordant l’océan, une petite pluie fine par intermittence et le vent du large m’empêche de trop apprécier.

Afin de m’abriter du vent, je me laisse rattraper par le groupe des meneurs d’allure 3h30 et je me mets bien au chaud dans le peloton.

Le vingtième kilomètre est atteint en 1h39mn, je suis pile poil avec mon tableau de marche et tout va toujours bien. Nous arrivons dans la vieille ville de Porto, il y a énormément de monde pour nous encourager, le décor est magnifique, juste un peu de pluie pour nous embêter.

La photo a été prise la veille sans la pluie !

Nous passons sur le fameux pont Eiffel par le passage le plus bas, c’est très impressionnant visuellement d’abord mais aussi à cause des foulées des coureurs, qui font bouger le pont !

Le parcours passe ensuite devant toutes les caves de vin de Porto et continue sur l’autre rive du fleuve Douro. Au bout de 5km, nous faisons demi-tour et revenons vers le pont Eiffel. C’est au cours de cette portion que je vais commettre une « erreur » qui va certainement me couter les minutes en plus des 3h30mn prévues en rêve. En effet, cela fait plusieurs kilomètres que j’ai une envie pressante. Etant sur une partie en faux plat descendant et me sentant toujours à l’aise, je m’arrête vite fait derrière un mur pour faire pipi. Je repars le plus rapidement possible, j’ai perdu une centaine de mètres environ sur le groupe meneur d’allure, je ne m’inquiète pas et m’applique à conserver l’allure prévue.

Peu après être repassé sur l’autre rive du fleuve, côté Porto, je passe au 30ème kilomètre en 2h30mn exactement, c’est toujours parfait, la cadence est maintenue, je constate que je double de plus en plus de coureurs et pour ma part, je ne ressens aucune douleur particulière. Même mes cuisses qui tout au long de la préparation m’ont fait souffrir ont compris leur mission et fonctionnent sans problème ! Le cardio, lui, est un peu monté mais rien d’inquiétant, j’ai encore de la marge. Je suis donc très confiant encore à ce moment.

Le parcours repart alors vers le nord, toujours en longeant le fleuve pour retourner vers la ligne d’arrivée située au même endroit que le départ.

Je continue à maintenir le rythme jusqu’au 35ieme kilomètre. A partir de ce moment, le profil du parcours devient un faux plat montant et parfois même en vraies montées, avec des portions sur des pavés glissants et surtout la pluie redouble d’intensité avec le vent qui vient de l’océan. C’est donc maintenant que je vais payer mon arrêt pipi car je suis isolé, je n’ai plus le groupe avec les meneurs d’allure pour m’abriter un peu et pour m’aider dans cette dernière portion. Malgré toute ma volonté, je redécouvre, encore une fois, que je suis un humain normal et que le négative split sur un marathon, sans de bons ravitos avec de l’EPO, c’est super dur !

Les derniers kilomètres sont très difficiles car la pluie est glaciale et coule dans mon cou et le long de mon dos, exactement comme je déteste !

Dans le dernier kilomètre je ne vois même pas ma compagne qui m’encourage, je l’entends et je donne toutes mes forces pour finir en beauté dans la longue montée pour gagner le tapis rouge et l’arche d’arrivée.

J’arrête mon chrono à 3h37mn11s. Mon record personnel qui date de 7 ans n’est pas battu mais égalé. Avec les conditions que j’ai eu aujourd’hui, je suis très satisfait, même si sur le moment je me sentais super déçu car j’étais persuadé de pouvoir descendre sous les 3h35mn avec la forme que j’avais aujourd’hui.

Ci-dessous, en blanc le profil du parcours, pas vraiment plat !

Sitôt la ligne franchie, on me remet la médaille et le tee-shirt « finisher » tous deux très beaux. Puis ça se gâte, il y a déjà la queue pour recevoir une bouteille de boisson et une banane (pas de ravito à l’arrivée). Puis je m’approche de la tente pour récupérer le sac en consigne, et là c’est le cauchemar ! Il n’y a que 4 tables avec 2 ou 3 bénévoles par table pour tout le monde. Les coureurs glacés s’accumulent, il n’y a pas de sens de circulation, tout est bloqué, leur système de classement des sacs est quasiment inexistant. Après plus d’une demi-heure d’attente sous la pluie et le froid, je réussis à m’infiltrer et une gentille portugaise traduit ma demande à une bénévole qui réussit à trouver mon sac. Je suis soulagé car nous avons un avion dans l’après-midi pour rentrer.

Je réussis à retrouver ma compagne et à me changer dans une entrée d’habitation seulement 1 heure après mon arrivée ! Heureusement la suite et le retour se déroule très bien mais nous arrivons à l’aéroport seulement 15mn avant la fin des enregistrements !

Pendant ce temps, la pluie redouble encore et les pauvres coureurs qui n’en ont pas encore fini doivent en baver pour finir ce marathon.

Pour conclure, cette épreuve est vraiment belle et doit l’être encore plus sous le soleil car Porto est une belle ville accueillante. Par contre le parcours n’est pas vraiment plat, ou plutôt je devrais dire qu’il n’est vraiment pas plat !

 

Pour être complet, le vainqueur de l’épreuve a bouclé le parcours en 2h09mn. Quant à moi, ma place est 1396ieme sur 4678 finishers et 67ieme dans ma catégorie master 2.

Je suis vraiment satisfait de ma performance et je n’ai pas de regret. J’aimerais refaire un marathon avec un parcours réellement plat pour tenter d’améliorer mon chrono

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