Le marathon Nice - Cannes 05/11/2017

Le marathon Nice - Cannes 05/11/2017

Le marathon Nice - Cannes le 5 novembre 2017

Le vendredi je me rends à Nice pour récupérer le dossard et voir les exposants. Il y a beaucoup de sécurité pour accéder à l’entrée, des barrières placées en labyrinthe puis des vigiles et un portique de sécurité. Nous sommes à Nice et nous aurons tous une pensée pour les victimes de la lâcheté terroriste !

Je retrouve deux camarades d’entrainement et nous faisons le tour des stands : les grandes villes qui vantent leur marathon et expose les médailles, les grandes et petites marques qui présentent leurs produits : chaussures, vêtements, alimentation, boisson et tous les accessoires plus ou moins utiles.

J'ai trouvé mon nom sur l'affiche !

Aujourd’hui le soleil brille mais la météo annonce de gros orages pour dimanche matin ! Ce qui module un peu notre euphorie avant la course. Nous imaginons les différents scenarii possible pour cette 10ieme édition.

Le samedi, c’est une petite séance de running de 20mn pour faire tourner les jambes et ôter le stress de la veille.

Dimanche matin, le réveil sonne le début de cette grande journée à 5h du matin.

J’entends l’orage qui gronde au loin et la pluie tombe mais la détermination est bien là et rien ne viendra gâcher mon marathon de l’année.

Après avoir avalé mon gâteau énergétique et bu ma tasse de thé, je rejoins mon ami Laurent à la gare de Cannes où des centaines de coureurs se sont donné rendez-vous. Il y a toutes les catégories d’âge, beaucoup de nationalités et des tenues colorées et disparates.

A Nice, la pluie tombe toujours et nous retrouvons d’autres amis coureurs. Mais pas le temps de trainer, je dépose mes affaires aux camions de consignes place Masséna puis je vais directement me placer dans le sas 3h30 dans ‘espoir de trouver mes camarades d’entrainement. Malheureusement, je ne les vois pas et je devrais faire la course tout seul (Laurent est dans le sas 3h15).

La casquette Running Club est présente !

A 8h pile, les élites sont libérés, puis la masse des quelques 13 000 anonymes marathon, relais, duo, sont lâchés à leur tour.

Je pars en respectant l’allure prévue entre 4mn55s et 5mn au kilo pour tenter d’approcher les 3h30…

Dans les 5 premiers kilomètres, j’ai l’impression que tout le monde me double, pourtant j’étais bien avec le sas des 3h30mn et je cours à plus de 12km/h.

Je passe en 25mn au 5km, tout va bien, la pluie s’est arrêtée.

Entre le 5ième et le 10ième km, j’ai la sensation d’être bien dans mon allure, ma vitesse est équivalente au flot de coureurs qui m’entourent, tout va bien.

Je passe en 50mn au 10km.

A partir du 10ième km, je maintiens toujours la cadence et je commence à doubler plus de coureurs.

A Cagnes-sur-Mer, il y a toujours ce petit crochet dans la ville qui semble toujours étrange, puis c’est Marina Baie des Anges où le parcours nous fait revenir en arrière pour tourner sous les immeubles le long du port avant de repartir vers Antibes. C’est l’occasion de croiser les coureurs devant nous puis ceux derrière nous. J’ai le sentiment d’être dans un immense troupeau lancé qui écrasera et broiera ceux qui s’arrêteront ! Ce flot de personnes qui courent avec les meneurs d’allure qui signalent les différentes heures symbolise le temps qui passe inexorablement qui ne s’arrête jamais pour attendre personne. Ce long ruban de coureurs c’est la vie, il faut rester dedans à tout prix, sinon c’est mort pour le chrono, pour le marathon…

Ensuite, c’est la longue ligne droite vers Antibes. Les sensations sont toujours bonnes et l’allure tient toujours. Le temps estimé pour le marathon indique 3h35mn. Je suis bien mais je sais que ça ne pourra pas continuer à cette allure dans la dernière partie.

Je passe au semi en 1h47mn.

Le passage au semi devant le fort Carré d'Antibes.

Ma tête au semi.

A Antibes, on retrouve de nombreux spectateurs et des encouragements qui font du bien. Je m’alimente et je bois très régulièrement, je ne veux pas risquer de coup de barre.

La montée sur les remparts de la vieille ville fait toujours mal aux jambes.

Puis c’est le tour du cap d’Antibes en faux plat qui fait descendre la moyenne.

La montée de la Garoupe achève de détruire la moyenne horaire. La descente ne me permet pas de combler ce retard, les jambes commencent à être dures à l’approche du 30ième km.

Je le passe en 2h34mn. Dans ma tête je me dis que si je pouvais faire encore du 12km/h je pourrais tenir mon objectif mais je sais bien que je n’y arriverai pas de façon régulière.

La suite du parcours est agréable dans les rues de Juan-les-Pins avec énormément de monde mais je commence à avoir très mal sous les pieds, certainement les semelles. Je les avais pourtant testées lors des sorties longues…

A Golfe-Juan, au 35ieme km, je rattrape un  de mes camarades qui est parti trop vite et a du mal à finir. Je reste un peu avec lui puis je reprends mon allure.

La montée pour accéder à la voie rapide qui conduit à Cannes fait très mal, beaucoup de personnes marchent ou s’arrêtent. Je fais l’effort de courir jusqu’en haut et aborde la dernière partie.

Le peloton du meneur d’allure des 3h45 me double et casse un peu mon moral. Je continue à la même allure et je ne réagis même pas. Je crois que je serais capable de m’accrocher à ce wagon mais je n’en ai pas envie. Difficile de comprendre tout ce qui se passe dans notre cerveau…

Au 40ieme km que j’atteints en 3h34mn, je retrouve de l’énergie pour finir honorablement ce marathon, j’accélère même dans le dernier kilomètre et je passe sous l’arche en 3h47mn (temps réel de la puce).

Ma tête à l'arrivée !

Je me dirige tranquillement vers la remise de la médaille, du tee-shirt et du sac finisher, puis j’aperçois 3 camarades d’entrainement déjà arrivés. Laurent a fait une perf énorme, il termine en 3h07mn ! Mes 2 autres collègues en 3h36 et 3h44. Nous sommes à la fois content d’être finisher dans de bonnes conditions et aussi un peu déçu de n’avoir pas atteint complètement nos objectifs mais c’est la réaction normale après une course. Nos autres camarades d’entrainement arrivent ensuite à leur tour.

Toute notre Team Foulées a effectué une très belle performance, aussi bien les filles que les garçons car tout le monde a terminé le marathon, certains pour la première fois, et tous dans de bonnes conditions.  Merci à notre coach Pascal pour nous avoir bien préparé et à toute l’équipe du mardi et du samedi qui, par son enthousiasme et sa bonne humeur, a donné un maximum de motivation.

Mon classement est 1931ieme sur 6250 finishers et dans ma catégorie 346ieme master 2 sur 1206.

La médaille est belle, le tee-shirt est assez sympa. J’ai été un peu déçu par l’ambiance, plutôt timide tout au long de ce marathon, avec quelques groupes de musique mais assez peu d’ambiance et des spectateurs relativement nombreux mais discrets à part dans le dernier kilomètre.

 

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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