6 jours de France à Privas, fin

6 jours de France à Privas, fin

Suite et fin des 6 jours de France à Privas

5ème Jour : J'ai bien dégonflé, je m'alimente correctement, après une bonne nuit. Je me réveille bien reposé, mais l'envie n'y est plus, je suis bien loin des 6 jours que je m'étais fait au départ sur le papier, 86 km par jour (c'était ma moyenne en 2014 lorsque j'ai participé pour la première fois à la Mil'kil - Saint-Malo : Sète soit 1000 km en 12 jours maximum)...

Sauf que sur la Mil'kil, quand tu as un problème physique, t'empêchant de courir, tu continues d'avancer en marchant (Je pense avec le recul que le fait que mon père m'ait suivi dans cette aventure en tant qu'assistant m'ait enlevé une grosse pression mentale, je n'avais qu'une seul chose à penser alors, avancer, continuer d'avancer).

Sur ce 6 jours, c'est sans doute cela qui m'a fait le plus gros défaut, c'est le mental, je n'étais sans doute pas prêt dans ma tête pour ce genre d'aventure.

Alors, je décide de prendre du recul et de profiter de mes vacances en ce jour. Un peu de randonnée aux alentours, et après avoir regardé une carte, je vois que l'on peut apercevoir le Mont Ventoux, le Vercors et même le Mont Blanc par temps clair quand on prend un peu de hauteur.

Direction Creysseilles pour une petite randonnée d'envion 30 km avec 1200m D+, si la tête ne suit pas, le physique est là (et encore aujourd'hui, je trouve cela plutôt rageur, mais c'est fait).

On se croirait davantage par moment dans les plaines du Nevada qu'en France...

Bien que je sois monté jusqu'à 994m d'altitude, le panorama est hélas trop couvert pour distinguer les massifs montagneux. Cela m'aura permis de faire la connaissance de 2 jeunes stagiares de l'ONF dans la tour de surveillance des incendies...Je serais bien resté plus longtemps pour faire plus ample connaissance (2 mois qu'elles vivaient reclues dans leur Tour sans présence masculine, je plaisante). Après m'avoir offert une bière pour me rafraîchir, il est temps que je rentre avant la nuit quand même.

Un bon petit repas au resto, je bouquine un peu et m'endors serein, calme et détendu.

6ème et dernier jour : Résigné certainement, mais abandonner sans blessure jamais. Je retourne donc au stade (j'ai toujours ma puce et mon dossard)...

Je me remets donc à alterner course et marche rapide pour les dernières heures restantes.

Juste histoire de faire le minimum vital soit 200 km...quand je me dis que j'ai une marque à 184 km sur 24h, pfff.

L'aventure se conclut avec un punch de l'amitié, remise des médailles (la mienne n'est guère méritée) et des récompenses.

Le vainqueur 2017 aura fait juste un peu plus de 837 km..et 670 km pour la 1ère femme.

Et j'aurais beaucoup appris à son contact la première nuit. Je vous invite donc à lire son compte rendu qui est sans nul doute plus enrichissant que le mien, lol.

Record du Monde pour la 1ère Marcheuse avec 623, 603 km.

J'ai cependant manqué quelques événements lors de ces 6 jours de fête, comme la soirée Karaoké, nous sommes là pour apprendre nos limites, la performance, mais aussi pour la déconne. Tout est bon pour avaler les km.

 Maintenant, place à des distances que je maitrise mieux comme les Marathons comme séance de récupération avant de retourner sur les 100 km de Millau. Je n'aurais sans doute plus la vitesse pour tenter de lutter contre mon record de 2009 et ces 9h59', entre 11 et 12h ce serait parfait.

Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager !

(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

J'aime Commenter

Plus d'Chroniques de Runners

Plus d'infos
  • A propos de l'auteur

10 commentaires

Questions & Réponses

CHALLENGE Running Club

  • J'aime J'aime
  • Commenter Commenter
  • Proposer une actualité Proposer une actualité

En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin d'améliorer votre navigation, et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. Pour obtenir plus d'information sur les cookies, vous pouvez consulter notre politique.
Ok