Retour sur la 15ème édition des Courses du Jura Alsacien, suite et fin

Retour sur la 15ème édition des Courses du Jura Alsacien, suite et fin

Après un réveil la tête dans le sac, et un mal de tête carabiné, suite à une nuit courte et agitée en charmante compagnie.

Un petit déjeuner des plus light, juste un thermos de café, pour tenter de faire passer ma gueule de bois.

9h, c'est le grand départ pour les coureurs du 32 km, aucune pression, juste me faire plaisir en évitant les chûtes et autres blessures stupides... Et comme en cyclisme, il n'existe que 2 possibilités pour les éviter, soit tout devant, soit tout derrière.

Je pars donc dans le top 50, le tour de stade est assez large, et évite de jouer des coudes sur le départ. Après on retrouve un km sur route qui me permet de me replacer. J'ai plus trop l'habitude des départs rapides, les jambes sont lourdes mais l'euphorie et les vapeurs d'alcool inhibent mes sensations.

On tourne ensuite à droite dans la forêt, dans la côte que j'avais reconnue la veille, je ne m'affole pas, reste serein, le souffle est bon, le cardio aussi.

S'ensuit une monotrace ou les jambes commencent enfin à se délier un peu, je m'amuse comme un petit fou sur cette partie ci.

Je remonte le peloton sans m'en rendre compte, essayant de rester au contact avec le petit groupe que je vois devant moi.

10ème km, 1er ravito passé, je viens de rejoindre la 1ère féminine. J'en suis le premier étonné, mais j'ai la sensation illusoire de me sentir bien.

Panorama sur la Suisse, on entre dans un long tronçon plat et en faux plat après une seconde côte vers le 12ème km.

Je retrouve mon second souffle et commence à dérouler un peu, mais une longue descente jusqu'au 20ème km, casse pas mal les fibres, Au ravito, on m'annonce alors que je suis dans le top 20, plus de la moitié du dénivelé est derrière moi. J'ai de plus en plus de mal à conserver l'allure et je sens que les cuisses commencent à toxiner.

Aux pieds de la côte nous conduisant au Château de Ferrette, je suis victime de crampes dans les quadris gauche et droit, je marche, rampe pour continuer d'avancer, reste alors moins de 6 km, je vais quand même pas craquer maintenant.

Le purgatoire commence alors, on oublie la course, le classement, le chrono et on joue alors les touristes en ces terres alsaciennes.

Je me désintèresse un peu de la course à cet instant, n'hésitant pas à faire un tour dans les ruines du château pour prendre quelques clichés pour le plus grand plaisir des yeux.

Pendant ce temps là, le peloton lui ne s'est pas arrêté. Je repars une fois les crampes légèrement passées, mais je sais par expérience que si je repars trop vite, elles ne tarderont pas à me rappeler à l'ordre.

J'alterne donc marche et footing léger pour ralier l'arrivée (sans nul doute le second effet des verres de mirabelles de la veille). Après l'euphorie, la déshydratation...

Au final, je termine content d'en avoir fini en 3h40'17", certes je suis alors 94ème mais sur 159, donc pas trop mal après cette fin interminable.

5 jours avant mon objectif annuel, la pression monte...

Bonne semaine à tous les amis.

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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