Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

Randonnée entre Montbard et Sainte Marie sur Ouche,fin

Après une nuit sous la voûte étoilée qui n'est pas s'en me rappeler les nuits que je passais l'été quand j'étais ado avec mon grand père quand nous partions en vacances, et à qui je dois ma connaissance des champignons, des plantes et baies comestibles.

Je commence à me rapprocher des lieux que je connais un peu mieux, donc moins de risques d'erreur sur le parcours.

Je repars vers 6h30, toujours pour profiter de la fraicheur, aucune courbatures, mon genou semble se débloquer peu à peu, mais toujours dans l'incapacité de courir.

J'en suis bon pour encore une bonne journée de marche.

Le parcours est en léger faux plat montant pendant les 5 premiers km, ce qui permet de bien se mettre en jambes.

Après la première difficulté de la journée, j'entame la descente sur un magnifique réservoir.

Déjà 15 km de parcourus, et il fait déjà 28°, et le goudron commence de fondre, et l'idée de me jeter dans ce plan d'eau me parcours la tête. Et au fur et à mesure de la descente, j'ai comme l'impression de voir une barraque à frites de l'autre côté du lac, mais hélas pour moi, ce n'était qu'un camion de pompiers.

Les sapeurs pompiers sont assez souvent présent pour faire des excercices de plonger.

Le soleil doit taper plus dur que je ne pense si je commence à avoir des hallucinations, à moins que ce ne soit la fatigue, mais toujours pas de café en vue.

Petite pause vers le 20ème km à Thoisy-le-désert, à l'ombre de l'église, j'en profite pour faire le plein d'eau dans le cimetière. Après 20', il est grand temps de repartir sur un long faux plat montant, une longue ligne droite sous le soleil d'environ 10 km.

Je fais attention en traversant la nationale, puis j'entame la discusion avec un jeune couple labourant leur jardin, je leur explique ce que je suis en train de faire, et celui-ci me propose une bouteille d'eau fraîche.

En plaisant, je lui demande si il avait pas plutôt une bière, qu'il m'offrit avec grand plaisir, c'est ce que j'aime le plus dans ces sorties longues en off, c'est de partir à la rencontre des gens, et de se rendre compte qu'ils ne sont pas encore tous à regarder leur nombril. L'humanité et la solidarité existe encore bel et bien, même si les médias tentent de nous noyer sous des images parasites et néfastes.

Le mental gonflé à bloc, je repars dans cette petit faux plat en direction du canal de Bourgogne.

Arrivé à Vandenesse-en-Auxois, je trouve enfin une pizzéria ouverte, mais à 15h30, trop tôt pour commander une pizza, je prend donc une glace et 2 cannettes de schweppes citron vert.

Je longe ensuite le canal sur 3 km avant d'attaquer un coups de cul en direction de Châteauneuf.

Après cette côte à plus de 13%, j'ai bien mérité de souffler un peu, je me prend une pression bien faîche, et une coupe de glace (vanille, caramel et café) avec un grand café.

La fin sera plus plaisante puisque je quitte les petites routes pour rentrer dans les bois et les sentiers. Je retrouve un peu d'énergie, il faut dire qu'il ne me reste plus que 30 à 35 km, je touche au but de cette épopée.

Après une longue descente de 8 km, ce sera ensuite une succession de côtes et descentes jusqu'à la fin. On se rapproche de 18h, la température commence à tomber et cela devient enfin agréable.

J'arrive à La Bussière-sur-Ouche, ancienne abbaye reconvertie en Hôtel Restaurant, mais un peu au dessus de mes moyens, 

Je poursuis mon chemin dans les bois, découvre un sigle bien sympa au dessus des falaises, je regarde ma carte et m'apperçoit que je devrais me trouver sur la route forestière en contre-bas.

Ni une, ni deux, j'entâme la descente un peu vertigineuse (75 à 80%, - 300m D- en 400m)

J'évite de rester trop longtemps au bord de la falaise, car j'ai le vertige qui me gagne un peu, je m'alimente et j'entame cette descente, me laissant glisser sur les fesses, me freinant à l'aide des mains sur des racines et des pierres saillantes.

C'est pas le moment de prendre des risques, mais le temps d'arriver en bas, il fera déjà presque nuit.

C'est bon, je suis enfin en bas, et entier. Plus que 20 km, il est temps de s'équiper pour la nuit, je reprends les traces d'un Trail local que j'apprécie, mais avec le prennant à l'envers, et accompagner de la fatigue, je ne monte pas assez haut avant de redescendre.

Pas grave, je longe la route, et arrive sur la place du village...Je vois un restaurant et m'approche, demande si ils sont encore ouvert, mais il est déjà 22h15. Après quelques échanges, j'arrive cependant à obtenir un café, et c'est reparti de plus belle, un peu euphorique.

Et là, mon cerveau se déconnecte et perd le contrôle, je continue d'avancer mais je ne suis plus lucide, je monte puis descent alors que je ne progresse plus dans le bon sens.

Après environ une heure, j'apperçois des lampadaires, je décide finalement de tracer tout azimut, traversant un champs de blé, ou j'entend les biches s'enfuir devant moi sans les voir.

Je commence aussi à entendre les cerfs bramer, inutile de vous dire que l'on ne fait pas le fier à ce moment là.

Finalement, j'arrive à mon obejectif vers 1h du matin, une bonne nuit sous un abri de bus allongé sur un banc à l'abri du vent, en attendant le matin le 1er car pour me ramener chez moi.

Bilan de ces 57 heures de randonnée, 210 km pour 3700m D+ environ.

Vivement ce week end pour repartir 2 jours et demi de randonnée.

Sportez vous bien les amis et faites vous plaisir.

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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