Direction Toulouse - semaine 1 - la fin

Direction Toulouse - semaine 1 - la fin

EPISODE 6 : samedi 6 août 2016.

Poids toujours nickel. Profites ma fille parce que demain ça sera une autre histoire.

J'ai encore la séance d'hier soir dans les pattes, normal vu mon nombre minime d'heures de sommeil. Comme j'étais debout à six heures trente, j'en ai profité pour faire mon guacamole et des minis cakes au chorizo, chèvre et courgettes pour l'anniversaire de joli papa. J'aurais ainsi tout le reste de la matinée pour m'entraîner. Je cours ou j'elliptique ? Le soleil brille, je vais me faire une micro sortie de 5 ou 6 kilomètres et compléter ensuite par un sport porté pour limiter les dégâts... ça m'a l'air bien comme programme. Et oui, sauf qu'une fois partie, je me dis que je pourrais bien aller jusqu'à la prochaine intersection, et puis que le temps passé dehors sera autant de temps en moins à faire en salle, que courir fait perdre davantage de calories que véloter..., résultat des courses je pousse jusqu'à huit kilomètres, prenant le risque de bien galérer demain matin pour ma longue sortie. Je complète par du cardio à la salle pour dépasser l'heure de sport avant les X heures de ripaille de l'après-midi. J'ai quand même mis mon vélo dans la voiture pour rentrer de chez mes beaux-parents, et éliminer un minimum les bières et les quinze plats que ma belle mère n'aura pas manqué de mitonner.

Non seulement ça me donne une bonne excuse pour repartir vers 19 heures, et échapper au dessert (tentation ultime, et mortelle pour le poids!). Mais en plus ça me donne un but pour ma longue sortie du dimanche, venir rechercher ma voiture en courant. Si ça ce n'est pas de l'organisation ! Il faut reconnaître que conduire après avoir tant apprécié la bière de garde et le vin aurait été un brin déraisonnable. Je peux ainsi profiter de la piste cyclable, quasi déserte en ce début de soirée estivale, et me remettre les idées en place. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que je vais me maudire demain...

EPISODE 7 :

Grr, Grr et Grr !  C'est fini, à partir d'aujourd'hui j'arrête les repas chez belle-maman jusqu'au marathon. La vie est quand même injuste. Ok, j'ai pris l'apéro, mais j'ai évité tout ce qui avait l'air gras, et me suis plutôt rabattue sur les légumes, le guacamole, la sauce au fromage blanc... et en plus j'ai résisté à l'appel des desserts : succès, glaces, tartes aux fraises... et malgré tous ces sacrifices, je me coltine presque deux kilos de plus sur la balance aujourd'hui ? Du grand n'importe quoi ! Je n'ose imaginer le calvaire que va être l'entraînement aujourd'hui.

Mon homme toujours positif (évidemment puisque lui n'a pas pris un gramme alors qu'il n'a fait aucun sport et a mangé de tous les desserts) me fait remarquer que c'est un moyen comme un autre d'être plus performante par la suite. En début de plan je me leste, je cours avec du surpoids, et au fur et à mesure que je perdrais des kilos, je me mettrais à « voler ». Mais bien sûr ! Tu veux essayer de faire vingt bornes avec deux kilos de plus que d'habitude ?

Allez au lieu de rouméguer, je vais aller passer mes nerfs sur l'asphalte. Il fait beau, encore pas trop chaud, les oiseaux chantent et mon cycliste accompagnateur me trouve toujours aussi charmante. Les deux premiers kilomètres sont évidemment plus proches de la torture que de la partie de plaisir. Une vraie tortue obèse. Je fronce les sourcils, m'agace de mon rythme de sénateur (avons-nous beaucoup de sénatrices ?), doute de mes capacités à pouvoir faire ne serait ce qu'un kilomètre à allure... et à force de m'énerver contre moi-même j'arrive au quatrième kilomètre avec un rythme proche de celui prévu pour le marathon. Bon et bien puisque j'y suis, je vais les faire maintenant mes 7 km d'allure. Je me concentre, j'arrête de pester contre les inégalités entre hommes et femmes, et me mets à cavaler le plus régulièrement possible. Je ne suis pas dans un confort absolu mais ça passe. Et puis il n'y a qu'une demi heure à tenir. Après je pourrais continuer ma sortie au rythme qui me conviendra. 12ème kilomètre, j'avoues que je suis bien contente d'avoir le droit de ralentir, même si ce n'est que de quelques secondes. Il reste encore une dizaine de kilomètres à parcourir avant d'arriver au but. J'arrive à tourner à peu près en 4'20, 4'25 au mille, mais ce n'est pas une partie de franche rigolade. Gros coup de mou aux alentours du 16ème. J'ai l'impression de ne plus avoir d'énergie, un peu le genre de sensations qu'on peut avoir au 35ème kilomètre d'un marathon... ça va passer. Allez au prochain village je devrais approcher les 20 kilomètres, et je m'arrêterai... Eric pourra chercher ma voiture chez ses parents, et me récupérer là où j'aurais posé mes fesses. Sauf qu'au prochain village, nous ne sommes toujours pas décidés sur l'endroit de récupération de la grasse lapinette, je continue donc sur ma lancée, direction le village suivant. Allez fonces Alphonse sur ton vélo tout terrain. Si ça continue je vais courir encore pendant des heures et me retrouver chez tes parents avant que tu aies eu le temps de les saluer. Je me coltine donc un gros kilomètre en prime pour atterrir complètement cuite sur la place du village, où j'attends en m'étirant le retour de l'homme prodigue au volant de ma Wonder Twingo (dans le coffre de laquelle on rentre un vélo, et oui !).

Calculs faits entre deux fermes et trois champs (ça occupe l'esprit dans les moments de « moins bien »), j'ai « sporté » dix heures dans la semaine (jusque là je suis presque dans mes normes) et couru 70 bornes. Là par contre, c'est une sacrée reprise ! En principe on préconise d'augmenter de 5 à 10 % sa charge de travail d'une semaine sur l'autre, et je suis passée d'une quarantaine de kilomètres à soixante-dix d'un coup... Faudrait voir à ne pas se griller trop vite.

Bilan : première semaine rondement menée. J'ai rempli toutes les missions, malgré quelques menues adaptations. Le plus dur est de commencer, non ? Maintenant que je suis lancée, il ne me reste plus qu'à faire durer le plaisir pendant onze semaines.

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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