Direction Toulouse - semaine 1 - jour 5

Direction Toulouse - semaine 1 - jour 5

EPISODE : vendredi 6 août 2016

Je maintiens le cap pour ce qui est du poids. Enfin pas longtemps, étant donné que les 70 ans de beau papa et la cuisine de sa chère épouse vont passer par là ce week-end et que tous mes efforts vont être réduits à néant en moins de deux heures.

Du mieux du côté des cuissots, une bonne nuit de huit heures, et un soleil vaguement automnal... aucune excuse pour échapper à la séance loupée d'hier.

Je cravache toute la journée au boulot pour prendre la poudre d'escampette tôt. Eric a rendez-vous chez le kiné à 19h30. Si je veux bénéficier de son soutien sur cette séance difficile, je dois avoir commencé vers 18h maximum.

Vite, vite, ma wonder twingo me dépose devant la salle de sport à 18h, changement vestimentaire exprès et coucou me voilou prête à en découdre avec ces satanés « mille ».

Je ne suis pas folle de ces séances entre fractionné court et seuil. Ce sont des efforts à la fois rapides et longs, donc plutôt violents. 

Je commence mon échauffement avec l'idée de voir au bout de trois kilomètres ce que mes ischios se racontent. Quoi qu' il en soit je ne ferais pas les 10 ça c'est sûr. Huit fois mille ça me paraît largement suffisant pour un début de plan, surtout si je m'entraîne encore demain matin et dimanche. 15 minutes plus tard, je ne suis pas encore prête à danser un mambo.

Sur les conseils de mon coach à deux roues, je fais quelques séries de talons-fesses, levée de genoux, petites accélérations.... Bref tout ce qu'il faut pour reculer le moment fatidique. Je ne sais même pas si je suis capable physiquement de faire un kilomètre rapide. J'ai les muscles si contractés que j'ai peur de me claquer quelque chose en forçant trop.

Bon, allez j'essaye sur un, histoire de voir où j'en suis. C'est parti mon chéri ! J'ai mis ma garmin à sonner tous les 250 mètres avec comme objectif de les passer tous en moins moins d'une minute, 58 secondes ce serait bien. Je me lance, sans trop forcer, aux sensations,... et ça a l'air de passer. Les bips se succèdent autour des 56 secondes, et je termine mon premier mille en 3'45. Ma foi, ça a l'air de tenir le coup là en bas.

Une minute trente de récup' et je repars dans l'autre sens, avec un léger vent de face. Deuxième, troisième... toujours dans les mêmes chronos. Je souffre, mais raisonnablement. En tous cas je ne finis pas à l'agonie comme j'ai pu terminer certains 800m. Rien d'impossible. Je dois pouvoir faire les 8 fractions à ce rythme.

Etrangement j'ai moins mal quand je cours « vite », que lorsque je suis dans la phase de récupération. Toutefois, je sens mon corps beaucoup plus penché vers l'avant, sans doute pour soulager mes ischios.

Quatrième, cinquième... toujours les mêmes chronos à une ou deux secondes près. Eric qui me suis en vélo, surveille les temps de passage, et m'encourage. Je dois reconnaître qu'il m'aide bien, à défaut de courir l'un après l'autre, il me motive.

Sixième fraction, je change de bout de piste cyclable pour me redonner un peu d'allant. Les aller-retours sur le même kilomètre c'est bien pour avoir ses repères mais psychologiquement c'est un peu lassant. Et comme ça j'aurais encore un peu le vent dans le dos avant d'attaquer les deux derniers. Ouh, la coquine ! C'est quand même long un kilomètre..., « C'est encore loin ? Bip, bip, bip et BIP ! Oh la la, encore deux fois cette distance... De ce buisson à ce panneau, puis encore de ce marquage à ce panneau, tout là bas... Pff ! Bon, il faut se dire qu'après ce sera fini. Hop là, courage, tu as fait le plus gros. »

Septième, ça commence à piquer à partir de 500 mètres. Je suis toujours dans les mêmes chronos, mais j'ai plus de mal à réguler ma respiration, et à pousser sur les cuisses. On va dire que c'est parce-que c'est légèrement, très légèrement, montant. J'en viens quand même à bout, et voici venu le temps du dernier !

Même pas 4 minutes à souffler, balancer les bras, monter les genoux, et ce sera fini ! J'ai bien fait de diviser en portions de 250 mètres plutôt qu'en 500 mètres comme d'habitude. ça passe mieux je trouve. Plus que trois bips, plus que deux, plus qu'un... YEAH ! 3'44. ça y est, c'est fait et bien fait.

Je me sens plutôt contente de moi sur ce coup. C'est pareil à chaque séance de fractionné. Je les redoute, surtout les 800 et les 1000. Toute la journée qui précède la séance je me prépare psychologiquement, je calcule mes temps de passage, je fais des plans et contre plans, je me cherche des excuses pour y réchapper... et une fois réalisée, je suis heureuse. Contente de ne pas avoir renoncé, fière d'y être parvenue, soulagée d'avoir fini. Et en plus ce sont des séances où on n'a guère le temps de s'ennuyer, on enquille des kilomètres sans trop sans rendre compte.

Ok on souffre parfois un peu, mais à y regarder de plus près c'est plus ludique et plus valorisant qu'un footing de récup, non ? Zou, 5 minutes à trottiner, 10 minutes à ramer et pour la suite on verra demain.

 

 

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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