Direction Toulouse - semaine 1 - jour 3 et 4

Direction Toulouse - semaine 1 - jour 3 et 4

JOUR 3 : mercredi 3 août 2016.

Ma balance a rarement été aussi contente de moi ! Whaouh ! Si j'avais su je me serais remise au fractionné plus vite ! En même temps, je me suis réveillée à 4h30 du matin avec une faim d'ours ! Impossible de me rendormir. Résultat je me sens un peu cotonneuse au lever, et je suis contrainte de reconnaître que j'ai les guibolles en compote. On dirait même que j'ai davantage mal aux pattes qu'après mon marathon de printemps. Les ischios et le haut des quadriceps sont rétractés, mais j'ai aussi de (toutes) petites courbatures aux abdos et aux bras... Non, non je n'étais pas du tout crispée lors de mes 200 mètres.

Je verrai bien comment mon corps réagit au fur et à mesure de la journée. Mais rester les fesses sur une chaise derrière un ordinateur ne facilite guère la circulation sanguine et ne permet pas franchement les étirements. Les heures passent et la fatigue tente de prendre possession de ma personne. Je lutte à grand renfort de vitamine C, et de café, mais je me damnerais pour faire une sieste.

La fin d'après-midi sonne l'heure de ranger la jupette et les talons pour enfiler sa tenue de combat. Boudiou ! Je suis raide comme un piquet, ça promet ! J'ai l'impression d'être une petite boule de muscles ramassés. Mais pas de panique, il s'agit de faire un footing de récupération, donc mollo, mollo. Au pire je fais du 5 au mille... ce qui tiendrait du miracle pour mon coach.

Mon homme me rejoint sur le parking de la salle de sport. J'en viendrais presque à bénir le soir où il a eu son accident de vélo puisque cela me permet de bénéficier de sa présence presque tout l'été, et de son soutien sur bons nombres de mes entraînements. Ça passe toujours mieux de courir avec quelqu'un à ses côtés, et j'ai remarqué que ma vitesse de base a augmenté depuis qu'il m'accompagne en vélo.

Après une étude « approfondie » de la vitesse et surtout du sens du vent, j'opte pour un parcours débutant avec ce dernier dans le dos, ce qui me permettra de me lancer, et de passer les légères côtes et les longues lignes droites dans les champs sans trop de mal. Le retour se fera plus à l'abri par les vignes et les hauts du village. Pas folle la lapinette, déjà que ça s'annonce rude, on ne va pas se rajouter des difficultés supplémentaires.

Allez zou courage, quand il faut y aller, il faut y aller ! Je m'élance, ou plutôt je commence à traîner ma carcasse. Il me semble que ma foulée a diminué de moitié depuis hier. « Et bé ma pauv'dame, c'est pas gagné tout ça !». Premier kilomètre en 4'50, j'approche mon record de lenteur, mais je m'en fiche. Déjà qu'il y a une montée à se coltiner pour arriver dans les champs, je ne vais pas commencer à vouloir carburer au bout de 1000 mètres. Cinquième kilomètre, le plus dur est fait : les côtes, les faux plats, les lignes droites dans les champs et la caillasse pour retourner vers le village. Toujours pas d'amélioration notable chez mes cuissots qui restent rétifs à l'accélération ou à l'allongement de la foulée. Tant pis on fera comme ils veulent. Quoi ? Qu'est-ce qu'ils racontent ? Ah oui, une heure, c'est long... 50 minutes ça suffira bien non ? Allez, adjugé vendu ! Je termine ma sortie au bout de 11 kilomètres et quelques, avec une moyenne de 4'30. Un vrai footing de récup' pour une fois. Mais mon coach intérieur me pousse sur le vélo elliptique pour une vingtaine de minutes supplémentaires, avant de terminer par du rameur. Il faut bien compenser les quelques minutes de course à pied que j'ai renoncé à faire. « Qu'est-ce que tu crois ? Que tu vas t'en sortir aussi facilement ? »

Mission facile de la semaine remplie difficilement. Demain est un autre jour.

JOUR 4 : jeudi 5 août 2016

Pattes toujours pas au mieux de leur forme. La reprise a sans doute été un peu violente. A cela il faut rajouter une météo tristounette, et je sens déjà ma motivation flancher quand je pense à la séance prévue : 10 X 1000 mètres. Je me demande si mon coach ne m'a pas refilé le plan de Mu pour ses 100 bornes ! Quand je le compare aux précédents, jamais je ne suis montée à autant de kilomètres en fractionné dès la première semaine. Il veut que je me blesse avant la fin du premier mois ou quoi ?

Allez zou au boulot, et ce soir j'aviserai sur la conduite à tenir. « Train hard, win easy ok », mais il ne faudrait pas abuser non plus.

Fin d'après-midi, l'heure fatidique a sonné, le ciel et mes ischios ont décidé pour moi. Il pleut des trombes, je suis toujours raide comme un spaghetti pas cuit, donc « niet », pas de 1000 mètres ce soir. « Et bé, si tu commences déjà à sécher les séances, il ne faudra pas t'étonner de passer à côté de ton objectif ». Mon coach mental intraitable essaye de me donner mauvaise conscience. Je négocie et trouve un terrain d'entente. Ce sera la salle de sport, 50 mn de vélo elliptique avec 10 x 3mn 30 vite et 30 secondes de récup., puis 20 mn de vélo et 10 minutes de rameur. Allez demain s'il fait beau je tenterais les « mille »et je ferais sauter la séance de samedi plus légère. Honnête comme compromis non ?

Lire le commencement

Lire le Jour 1

Lire le Jour 2

Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager !

(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

Plus d'Actualités Entrainement

Plus d'infos
  • A propos de l'auteur

15 commentaires

Questions & Réponses Entrainement

CHALLENGE Running Club

  • J'aime J'aime
  • Commenter Commenter
  • Proposer une actualité Proposer une actualité

    
En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin d'améliorer votre navigation, et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. Pour obtenir plus d'information sur les cookies, vous pouvez consulter notre politique.
Ok