Trail des Crêtes de la Vallée du Brevon à Bellevaux 2019

Trail des Crêtes de la Vallée du Brevon à Bellevaux 2019

C’est la seconde année consécutive que je participe...

J’en avais bavé mais j’aime ça je crois... Nous partons avec un couple d’amis mon épouse et moi, c’est toujours sympa de partager les courses comme cela. Je m’engage donc sur le 36 kms pour 2600D+. Le parcours tourne approximativement autour de la station de ski de La Clusaz en Haute Savoie. Je retire mon dossard où l’ambiance est toujours aussi agréable dès l’arrivée sur place. Le ciel est très menaçant mais pour le moment ça tient même si le speaker nous met en garde sur le fait de prévoir une veste étanche.

Placé sur la ligne de départ dans le premier quart de concurrents, on écoute le rapide briefing et à peine terminé il se met à pleuvoir.

J’enfile rapidement ma veste et le départ est donné. On attaque par une descente sur le bitume d’environ 800m à 4,20’ au kilo je maintiens l’allure du peloton, puis rapidement on se retrouve sur les chemins et le profil s’élève.
Autour de moi tout le monde court mais les vitesses sont très différentes en fonction des niveaux et le peloton explose de suite. Je garde un rythme plutôt tranquille mais je cours toujours sans me mettre dans le rouge. Je dégage ma veste qui me tient trop chaud, il pleut toujours mais je déteste avoir trop chaud.
C’est parti pour 6 kms de côte avec 700D+ à avaler, j’alterne désormais course et marche rapide en poussant fort sur les bâtons.
Arrivé au sommet à près de 1500m d’altitude la pluie est toujours présente et c’est vraiment très chargé, dommage pour la vue. Le sol est très glissant avec les pierres mouillées. Les quelques spectateurs et les bénévoles nous encouragent vivement malgré le temps pourri, j’adore cette ambiance sur cette course. On amorce la descente 3kms et 500D- avec une première portion de 50m très technique à plus de 60% ça glisse énormément, les trous dans l’herbe servent d’appuis mais impossible de courir il faut se mettre de côté pour ne pas dévaler. La pente se radoucit ensuite pour arriver au premier ravito. Je ne m’attarde pas à ce moment là je suis 43eme .

Toutes les côtes suivantes seront aussi difficiles les unes que les autres et tout le monde marche tellement que l’inclinaison et la technicité est importante, du moins dans mon groupe de niveau évidemment.
Beaucoup de points de contrôles sont effectués et on est bippé à chaque cols ou difficultés ou ravitos, sous les encouragements des bénévoles vraiment à fond. C’est vraiment une des rares courses où malgré la pluie incessante les bénévoles sont adorables.
Au deuxième ravito justement, je m’arrête un peu plus longuement pour refaire le plein d’énergie avec un buffet impressionnant digne d’un buffet de mariage presque... Les traditionnels fruits et pains d’épices mais aussi en salé, du saucisson, tucks , fromage... Et du sucré avec tarte aux pommes, gâteaux maison, twix et même M&M’S (ça j’ai pas osé et pourtant grand gourmand) !

Je vérifie ma cheville que j’ai bien tordu dans la descente mais ça devrait tenir j’ai l’habitude depuis quelques temps. Physiquement je commence à manquer de jus et je dis qu’il va falloir désormais gérer la course pour essayer de terminer correctement sans trop perdre de temps.
De nouveau bippé, on attaque par un mur devant nous sous les pins l’inclinaison donne limite envie de poser les mains au sol, moi je pousse sur les bâtons avec énergie : le ravitaillement m’a reboosté. Mais très vite les jambes durcissent et je suis au bord des crampes, il va falloir s’accrocher.
On arrive sur le dernier col difficile La pointe de Miribel avec les derniers mètres en SkyRunning, le nom donné à ce chemin où la vierge trône « le calvaire de Miribel » prend tout son sens .

En haut, le vent souffle et le panorama est totalement bouché avec cette pluie qui redouble à ce moment là. Je n’ai pas le courage de sortir ma veste alors pour me réchauffer, pourtant la température a bien chuté, une belle descente m’attend. La boue est de plus en plus importante et les appuis se compliquent, je reste prudent car ma cheville ne me donne pas confiance. Je perds pas mal de places mais je reste motivé. On arrive sur les crêtes à plus de 1500 mètres d’altitude, c’est un régal ce single mais moi qui adore cela d’habitude je ne suis pas à l’aise. Je glisse pas mal et avec les jambes dures je me crispe pour ne rien arranger. Dans le brouillard, avec une espèce d’averse de neige fondues, on aperçoit la station de ski des Mouilles.

La dernière partie est maintenant qu’un enchaînement de glissades sur la boue ou dans l’herbe détrempée, je gère au mieux les descentes. Heureusement j’arrive à maintenir une bonne allure lorsque ce n’est pas trop technique.
J’entends le speaker au fond dans la vallée, le village n’est plus très loin mais je me souviens qu’il faut faire une petite boucle dans le bois avec le parc accrobranche. Cette partie est assez sympa au milieu des arbres et au bord de la rivière mais de nombreux "coup de cul" finissent d’achever les quadriceps. Je cours seul depuis 2 kms c’est une drôle de sensation mais je donne tout et franchis la ligne d’arrivée en 5H41.

Je retrouve les autres concurrents déjà arrivés.

Je grignote du chocolat aux noisettes et récupère ma grande bouteille de bière locale offerte. Les gens sont vraiment hyper sympa et aux petits soins même avec ce temps où la pluie ne nous aura pas lâché de la journée.
Je me classe finalement 80/286 j’ai perdu énormément de place sur la deuxième partie mais physiquement j’étais encore un peu juste, je gagne tout de même 1 h pleine sur l’année dernière donc une belle progression et puis c’était finalement un trail de préparation seulement.

 

Cette course est vraiment exigeante mais tellement agréable avec une ambiance au top, des bénévoles adorables et quand le temps le permet, un panorama à couper le souffle. Un trail idéal pour une préparation pour du plus long et se faire mal aux cuisses.

Un super petit repas chaud nous attend ensuite, préparé par un traiteur local, c’était très bon.

Pour conclure cette journée de manière beaucoup moins drôle, je glisse dans les escaliers en pierres pour aller me faire masser et chute lourdement sur le coude et le dos se fracasse sur l’arrête d’une marche. Après plusieurs minutes resté allongé et les secours présents pour vérifier mon état, je parviens à me relever sans rien de casser mais avec le coude ouvert et des hématomes de partout .

C’est quand même très con de se blesser après la course non...

Merci de m’avoir lu les amis ! 

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