Sur une seule jambe, elle réalise la Verticale de la Tour Eiffel

Sur une seule jambe, elle réalise la Verticale de la Tour Eiffel

Valérie Hirschfield a réalisé la Verticale de la Tour Eiffel, le 13 Mars 2019 en 52 minutes et 34 secondes… sur une seule jambe. 

Amputée il y a maintenant 14 ans après avoir contracté un staphylocoque doré, cette mère de famille de 54 ans, accro au sport (tennis, surf, stand-up paddle), nous raconte son histoire : 

Des étoiles plein les yeux…

" Une semaine de passée, le temps passe si vite. Une si belle expérience que je renouvellerai bien demain si je pouvais, mais il va falloir attendre l’année prochaine, je referai la demande en espérant qu’on me prendra une 2ème fois, au moins que je puisse améliorer mon chrono. "

1665 marches en 52 min et 34 sec

" Le 13 Mars, je me suis rendue à la Tour Eiffel quelques heures avant la montée des marches. J’ai repéré le stade où l’on m’avait donné rendez-vous pour récupérer mon dossard. Une organisation au top. On nous a annoncé que la course pourrait ne pas se faire jusqu’au sommet (3ème étage) car le vent était violent et qu’on allait prendre 30 minutes de retard, en espérant que le vent se calme un peu.

Vers 21h15, je me retrouve sur la ligne d’arrivée, je ne suis même pas stressée. La tour n’a pas l’air si grande que ça finalement. Elle est belle, comme toujours. Par contre la pente qu’il faut descendre en prenant le départ m’a l’air immense et là je me dis que je vais glisser et que ma course ne sera plus la même ! Finalement ça se passe très bien.

Du rez-de-chaussée au 1er étage = 330 marches (ne pas dépasser 8 mins) - je l’ai fait en 6 minutes et 59 secondes.

Du 1er étage au 2ème étage = 670 marches (ne pas dépasser 15 mins) - je l’ai fait en 11 minutes et 09 secondes.

Du 2eme étage au 3eme étage = 1170 marches (ne pas dépasser 25 minutes). Je l’ai fait en 34 minutes et 26 secondes. C’est entre ces 2 étages qu’il a fallu que je laisse passer les coureurs et  le vent soufflait encore plus.

Si le temps alloué est dépassé, on est stoppé et on ne peut pas continuer. Par contre, on m’avait laissé plus de temps, mais j’aurais pu (je pense) tout à fait arriver dans les temps avec moins d’arrêts : 4 minutes en plus sur le temps officiel.

J’avais informé l’organisation qu’il me faudrait à peu près 1h15min. Ils m’avaient dit que j’avais tout le temps qu’il me faudrait. Au final, j’ai fait un chrono de 52 mins et 34 secondes (mais j’ai dû m’arrêter au moins 10 à 15 minutes sur le parcours pour laisser passer des coureurs ou pour reprendre mon souffle).

Du coup, comparé à la Tour Montparnasse (1000 marches pour un temps de 42 minutes en enlevant au moins 8 minutes de temps d’arrêt) je m’en suis plutôt bien sortie. Il y avait beaucoup plus de difficultés sur le parcours de la Dame de Fer. Déjà, c’est à l’extérieur, les escaliers métalliques, le vent, le froid… Et j’avais toujours les yeux rivés au sol pour voir où je pouvais positionner mes cannes et mon pied.

Cela demandait beaucoup de concentration. Dommage, car je n’ai pas pu admirer la vue de temps en temps. J’ai eu du mal sur certains niveaux où le vent était si fort que mes béquilles étaient déstabilisées. Juste au moment de les mettre au sol, je les voyais bouger. J’ai quand même monté les marches 2 par 2 tout le long.

A un endroit du parcours, les marches étaient grillagées et dessous il y avait de gros projecteurs. Au bout d’un moment, il a fallu que je lève les yeux car j’étais éblouie.  

Malgré l’effort, il faisait froid et j’ai eu beaucoup de peine pour les personnes qui se trouvaient à certains niveaux pour nous encourager et pour surveiller le bon déroulement de la course, car eux ne bougeaient pas et devaient avoir bien plus froid que nous.

Avec le vent fort et l’effort, j’avais, par moment, les poumons en feu. D’autres coureurs se sont plaints de cette même sensation.

En revanche, juste avant l’arrivée, il y eu un escalier en colimaçon. Cela signait la fin de la course ! Juste au tournant, la ligne d’arrivée, et finalement je suis bien arrivée.

Redescendue par l’ascenseur, arrivée en bas, déjà je ressentais un vide, comme à la fin de chaque événement, de chaque course..." 

 

Source : Valérie Hirschfield - http://m.leparisien.fr/sports/ile-de-france/gravir-la-tour-eiffel-sur-une-jambe-elle-l-a-fait-14-03-2019-8031459.php

 

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