L’ascension du col de la Bonette (06) le 29/07/2018

L’ascension du col de la Bonette (06) le 29/07/2018

L’ascension du col de la Bonette (06), le 29/07/2018

C’est la course de côte par excellence : 27 km de course et 27 km de montée au départ de St-Etienne-de-Tinée (Alpes-Maritimes) et arrivée au sommet de la Bonette à 2 850m d’altitude (1 650m D+) sur la route la plus haute d’Europe.

J’avais déjà participé à cette course il y a 5 ans et j’avais adoré. Pour moi, c’est la plus belle course sur route que j’ai faite, les paysages sont à couper le souffle, de plus en plus impressionnants au fur et à mesure que l’on s’élève.

Le départ ayant lieu à 7h du matin, le réveil est mis un peu avant 4h du matin de façon à arriver sur place vers 6h. Le petit déjeuner est composé d’un gâteau énergétique avalé en voiture vers 5h du matin, ce n’est pas très fun !

Arrivé vers 6h à St Etienne de Tinée, la température est fraîche pour la saison, environ 17°C.

On va aller tout là haut ! Vu d'ici, ça fait un peu peur !

Je récupère mon dossard et le tee-shirt souvenir et je vais tranquillement me préparer.

Une fois en tenue, je vais trottiner pour échauffer les jambes doucement et les préparer en douceur à ce qui les attend. Nos relations se sont apaisées entre mes jambes et moi, je les traite avec respect, je leur fais confiance et en échange, elles ne me font pas souffrir et me conduisent presque toujours à mon objectif ! Des années de travail pour en arriver à ce genre de relation !

Je dépose mon sac de consigne dans un petit camion et je vais me placer au pied du clocher de l’église.

Une des particularités de cette course est le départ qui est donné par le 7ème coup de cloche qui indique 7h du matin.

Nous sommes environ 150 coureurs à écouter le petit mot de l’organisateur et à attendre le son de la cloche. Il faudra être prudent car la route n'est pas fermée, il y aura donc des voitures, des motos et des vélos !

Au septième coup, nous nous élançons. Le parcours est relativement plat pour sortir du village et le rythme est plutôt rapide, autour de 4mn15 au km (entre 13 et 14km/h), je me place en 10ème position dans le groupe de tête.

Très vite, dans le premier kilomètre, la route commence à s’élever et le rythme diminue un peu. Je trouve une allure plus conforme à une course de 27 km et à mon grand âge !

Quelques concurrents me doublent, j’en double quelques-uns jusqu’à ce que les positions se stabilisent à peu près.

Je passe au 5ème kilomètre en 28 mn, ma moyenne est de plus de 10km/h, tout va bien. Je commence à trouver un rythme intéressant que je peux conserver et tenir, et d’ailleurs je commence à revenir sur des concurrents devant moi.

A partir du petit village de Bouseyas, le soleil apparaît derrière les montagnes et vient nous réchauffer. C’est le point du parcours où la route prend les pourcentages les plus élevés.

Pour le moment, j’ai encore de l’eau et je ne m’arrête pas au ravito. Il y a un ravitaillement tous les 5 km, pas de risque de panne sèche.

Au cours de cette partie de montée, je prends le rythme le plus élevé et le plus régulier que je peux tenir. Il me permet de décrocher des coureurs qui étaient à mon niveau et de revenir sur quelques concurrents. 

L'arrivée est en haut du sommet sombre tout en haut et à gauche de la photo ci-dessus.

Au passage du 10ème kilomètre, j’ai mis 30 mn depuis le kilomètre 5 : la moyenne est de 9,9km/h.

J'ai même aperçu quelques marmottes dans l'herbe qui nous observaient...

La seconde féminine me rattrape, je m’accroche à sa foulée pendant un bon moment. Lorsqu’elle faiblit un peu, je passe devant et c’est elle qui suit mon allure.

Nous nous croiserons ainsi quasiment jusqu’à l’arrivée.

Arrivé au camp des Fourches, casernes militaires désaffectées, la pente est légèrement moins rude et permet de souffler un peu. Le panorama est exceptionnel, le ciel est bleu mais il ne fait pas trop chaud car un vent frais maintient une température idéale pour courir.

Quelques kilomètres plus loin, le vent qui descend du col est carrément glacial (il y a encore des névés par endroits) et surtout de face et très violent. Par moment mes cuisses se raidissent à cause de la température. C'est aussi une portion de parcours à l’ombre et avec une pente beaucoup plus raide. C'est le point le plus dur de la course.

Enfin, le tracé repasse au soleil et la montée est moins raide.

La vision de l’arrivée à 5 km semble pourtant très loin et presque inaccessible tout en haut de la montagne.

La difficulté de l’épreuve commence à se faire sentir et je compte les derniers kilomètres tout en essayant de doubler encore quelques personnes.

Les 2 seuls à me doubler sont un couple d’italiens qui courent côte à côte avec un rythme très régulier et très constant. Je n’arrive pas à les suivre et la féminine qui était avec moi non plus. L’italienne finira deuxième.

Enfin c’est l’arrivée au col de la Bonette, il reste environ 300m avec une pente très raide sur la route bordée de cailloux noirs, on se croirait sur un volcan.

Je suis obligé de marcher, courir ne me fait pas aller plus vite et surtout fait monter mon cœur dans le rouge !

Je vois les banderoles d’arrivée et les barrières : je me remets à courir pour finir la course dignement.

Voilà qui est fait, j’arrête mon chrono à 2h48mn : j’ai battu mon précédent chrono ce qui suffit déjà à ma satisfaction.

Je vais féliciter la féminine avec qui j’ai partagé quelques moments de course et qui finit 3ème.

Je me dirige vers le ravito qui est bien garni et très copieux : pizzas, tartes, croissants, fruits secs, etc…

Je vais ensuite savourer tout ça en profitant du merveilleux paysage qui s’ouvre devant nous. J’observe même 2 gypaètes barbus (de la famille des vautours parmi les plus grands oiseaux d’Europe) qui planent majestueusement au dessus du sommet, c’est un moment magique !

Après avoir récupéré mon sac et m’être changé car la température à 2 800m est plutôt fraîche, même en cette saison, j’embarque dans un minibus prévu pour redescendre les coureurs à St Etienne de Tinée.

Là nous vivons un moment qui oscille entre la rigolade et le stress car la dame qui le conduit fait une descente très impressionnante. Cela a le mérite de nous amuser au début, on plaisante, on rigole sur sa conduite. Lorsqu’elle se met à doubler des vélos sur la route étroite et en lacet du col ou même à doubler une voiture qui allait trop doucement, certains riaient un peu moins…

On se demandait si elle avait pris des cours de pilotage avec Sébastien Loeb ou si elle était juste pressée…

Nous sommes arrivés entiers en bas mais il y avait une méchante odeur de chaud qui se dégageait du moteur et des freins du minibus !

Etonnant avec les mesures de sécurité en vigueur partout pour les transports !

Le seul point négatif de cette course est que je suis de retour à St Etienne à 11h du matin et qu’ils n'affichent les résultats et ne procèdent à la remise des prix qu'à 13h30 !

Même si le village est très joli, je n’ai pas le courage d’attendre et je décide donc de rentrer chez moi, j’ai 2h de route. J’apprends donc mon classement et mon résultat le lendemain.

Je suis arrivé 20ème au scratch et 3ème de ma catégorie master 2.

Je suis extrêmement satisfait de ce résultat car c’est la première fois que je suis sur le podium pour une course sur route.

Le vainqueur chez les messieurs est Clément Ripoll en 2h15 et chez les dames Magali Lopez en 2h42.

Donc une très belle course dans un paysage somptueux pour ceux qui aiment les montées. L’organisation est très bonne avec des bénévoles très sympathiques, le point à améliorer à mon sens est l’affichage des résultats sur le lieu d’arrivée.

Alors, même sur route, vive la montagne !

Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager !

(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

Plus d'Actualités Courses

Plus d'infos
  • A propos de l'auteur

10 commentaires

Questions & Réponses Courses

CHALLENGE Running Club

  • J'aime J'aime
  • Commenter Commenter
  • Proposer une actualité Proposer une actualité

          
En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin d'améliorer votre navigation, et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. Pour obtenir plus d'information sur les cookies, vous pouvez consulter notre politique.
Ok