Le Trail des Passerelles du Monteynard (38) le 15/07/2018

Le Trail des Passerelles du Monteynard (38) le 15/07/2018

Le Trail des Passerelles dedu Monteynard (38), le 15/07/2018

C’est un énorme évènement trail qui se déroule du 7 au 15 juillet avec au programme :

  • Le petit Train : trail de 28 km
  • La Solidaire : course de 4 km sur route
  • KV du Sénépi : 3,5 km 1 000m D+
  • Le 3ieme Poste : trail de 16 km
  • Minitrail des enfants
  • Rando des Passerelles : 12 km
  • Trail de l’Ebron : 15 km
  • Trail de Côte Rouge : 24 km
  • La Grande Course : trail de 65 km
  • Trail de Passerelles : 40 km

Les statistiques de cet évènement sont également parlantes :

  • 6 000 participants aux différentes épreuves,
  • 17 nationalités représentées et 93 départements français représentés,
  • 500 bénévoles,
  • et 2 passerelles himalayennes qui donnent leur nom à cette épreuve.

Impressionnant et copieux comme programme, chacun peut y trouver son compte !

Pour ma part, je suis inscrit depuis le mois de février dernier au Trail de Passerelles. J’ai réservé un gîte dans un petit village voisin, tout est programmé.

Voici le parcours (tracé bleu) et le profil de cette épreuve :

Je réserve la journée du samedi pour arriver sur place, repérer les lieux et prendre mon dossard.

Je suis très impressionné par les grands champs fauchés qui ont été transformé en parkings et qui sont couverts de plusieurs centaines de voitures ! En voici une petite partie...

J’en profite pour faire un petit tour au village départ et assister aux trails du jour, la fin du 15 km et les préparatifs de départ pour le 24 km. Aujourd’hui, il fait très chaud et les concurrents semblent avoir souffert du soleil et du profil du parcours.

Voici la montagne sur laquelle nous allons devoir grimper demain...

Les orages annoncés pointent le bout de leurs nez vers 16h et lâchent quelques gouttes pas bien méchantes. Il est temps pour moi d’aller me reposer et de me préparer pour demain.

Dimanche matin, réveil à 6h, le temps est couvert…

Je gare ma voiture dans le champ et je prends la navette gratuite prévue pour rejoindre les bords du lac de Monteynard, lieu du départ.

Après avoir posé mes affaires à la consigne, je commence un petit échauffement pour faire tourner les jambes et les préparer gentiment à ce qui les attend ! Je guette tous les dossards que je croise en espérant voir Seb01 mais le hasard ne l’a pas voulu, dommage.

Je constate un amoncellement de gros nuages noirs au dessus de la montagne…

Compte tenu du grand nombre d’inscrits, 1 600 concurrents, le départ se fera en 2 vagues à 8h et à 8h15 en fonction du temps prévisionnel annoncé à l’inscription.

Alors que nous sommes, la première vague, sous les ordres du starter à 5 minutes du départ, il nous annonce que la course est décalée de 30 min pour laisser passer l’orage. En effet, il n’est pas question de laisser partir des coureurs sous l’orage surtout sur des passerelles métalliques…

Tous les coureurs se replient sous les tentes et le chapiteau du village de départ, entassés comme dans le sas de départ d’un grand marathon. Nous attendons en écoutant l’orage et la pluie qui s’abat sur nous. Ce n’est que 50 min plus tard que l’on nous annonce que la course va pouvoir reprendre.

Je me replace donc sous l’arche avec mon coupe-vent car la pluie continue à tomber.

Le départ est enfin donné, je m’élance dans les premières positions sur la large piste pour aborder les premiers sentiers sans me faire coincer dans les embouteillages.

Passé le premier kilomètre, la pluie est de plus en plus fine et le ciel se dégage. Je ne veux pas avoir trop chaud, je réalise alors une opération très "technique" : enlever mon coupe-vent tout en continuant à courir. Après cet exercice, je me demande si le bénéfice de continuer à courir est vraiment utile tellement ce genre d’exercice est pénible !

Dès que le sentier commence à monter plus sérieusement, je détache mes bâtons et je les déplie. Il faut dire que les organisateurs autorisent seulement les bâtons pliables et rangés au moment du départ. J’ai constaté que les porteurs de bâtons étaient vraiment en minorité dans le peloton.

Le profil monte légèrement jusqu’au 5ème kilomètre où se situe la passerelle de l’Ebron. C’est assez impressionnant, elle mesure 180m de long et surplombe le lac de 50m environ. Il est interdit de courir et on le comprend bien, on a l’impression de marcher sur le pont d’un bateau ou dans un état d’ébriété avancé !

A la sortie, le sentier s’élève sévèrement pendant environ 2 km pour passer une petite butte, puis une descente vallonnée dans les sous-bois. Le sentier est vraiment très beau et propre mais avec la pluie, le sol est rendu très glissant et boueux par endroit.

Au kilomètre 10, nous arrivons à la passerelle du Drac, celle-ci est plus grande, 220m de long, le panorama est vraiment grandiose, avec la vue sur les eaux turquoises du lac et les montagnes en arrière plan.

Le parcours entame alors la plus grande montée, 6 km environ jusqu’à l’alpage du Sénépy, point culminant de l’épreuve. L’orage est parti et le soleil commence à bien chauffer et éclairer le paysage.

Nous passons par le petit village de Mayres-Savel avec un ravitaillement installé dans le village avec beaucoup de spectateurs et une animation musicale. Je passe sans m’arrêter et je commence la montée en mode "petit lapin Duracell", c'est-à-dire avec mes bâtons et en marchant d’un pas alternatif rapide sans m’arrêter.

Cette stratégie semble la bonne car je maîtrise bien mon souffle et mes pulsations, et surtout je constate que je rattrape de plus en plus de coureurs.

La photo donne une bonne idée de la pente !

La vue au sommet est grandiose !

Arrivé proche du sommet, le sentier est moins pentu et je peux me remettre à trottiner. Lorsque j’arrive à l’alpage où le berger a organisé un ravitaillement, je comptabilise plus de 30 concurrents doublés ! Je m’étonne encore du petit nombre de coureurs avec des bâtons car j’ai vu un grand nombre de coureurs se tenir les cuisses ou le haut des genoux pour tenter de s’aider mais avec moins d’efficacité. Certains coureurs doivent craindre de ne pas savoir s’en servir peut-être… J’ai, en effet, pu observer quelques personnes avec des bâtons mais qui les utilisaient de manière peu efficace.

L'arrivée au ravito de l'alpage.

Je profite de ce ravito sympa pour remplir ma petite flasque avec de l’eau fraiche et je repars dans la descente en sous bois rapidement. Pour parler l’hydratation, j’avais une flasque d’eau pure dans mon sac à dos et une flasque souple dans une poche sur la poitrine avec une boisson d’hydratation.

A partir de ce moment, les positions se sont vraiment étirées et stabilisées et je fais la descente plutôt esseulé. C’est une très grande descente qui met à rude épreuve les cuisses et les articulations, sur environ 9 km avant de repasser à nouveau au village de Mayres-Savel. Cette fois, je m’arrête, mange des Tucs salés et bois de la St-Yorre. Bien que j’ai suffisamment de réserve d’eau, le changement de boisson est agréable. Cet arrêt me requinque et je repars dans une terrible descente qui me fait mal aux pieds vers la passerelle du Drac. Beaucoup de spectateurs sont présents et acclament le passage des coureurs. Notre prénom étant inscrit sur les dossards, plusieurs m’encouragent avec mon prénom, ça fait du bien au moral et c’est très sympathique.

Un paysage comme ça sous le soleil, ça donne le sourire !

Je regarde ma montre au 26ème kilomètre de course et je constate que je tiens une moyenne de 8,1km/h ! Je suis super satisfait, si j’arrive à tenir cette moyenne, cela me fera un chrono autour des 5h. J’avais tablé sur les 6h, j’ai donc un petit bonus d’avance !

Mais le profil du parcours va venir me calmer rapidement. En effet, pour boucler l’épreuve, il reste 3 bosses à franchir, chacune plus haute que la précédente et, compte-tenu de l’état de fatigue, elles seront de plus en plus difficile à franchir !

Je franchis la première bosse assez bien pour arriver à la passerelle de l’Ebron, avec de nombreux spectateurs et promeneurs pour nous encourager.

Le dernier ravitaillement est placé peu après la passerelle, je m’arrête pour boire encore de la St-Yorre avec de la menthe, et me mouiller la tête, ça fait un bien fou !

La seconde bosse est terrible, la montée est hyper raide et me laisse vraiment épuisé. La descente est aussi raide que la montée, bien que propre et sans cailloux donc peu dangereuse mais difficile à gérer compte-tenu de l’état de mes cuisses et de mes pieds !

La troisième et dernière montée de l’épreuve aura raison de mes dernières forces. Je dois m’arrêter par deux fois quelques secondes pour récupérer au cours de la montée dont je ne vois plus la fin.

Enfin le sentier accepte de s’arrêter de monter et consent même à redescendre enfin !

Je croise quelques vaches ce qui est bien normal.

Je donne les dernières forces qui me restent pour en finir rapidement. Les sentiers sont vraiment très beaux en sous-bois mais je suis juste trop fatigué pour savourer pleinement ! Je commence à entendre la voix du speaker qui commente les arrivées. Cette voix semble m’appeler pour me dire que l’arrivée est toute proche, à portée de quelques foulées…

Enfin voilà le sentier qui borde le lac et l’arrivée est en vue. Un dernier virage dans les barrières pour passer la ligne d’arrivée au milieu des acclamations des très nombreux spectateurs.

J’arrête mon chrono à 5h37mn, très content d’avoir terminé ce magnifique trail.

C’est plus que les 5h dont j’ai rêvé un bref moment mais c’est beaucoup moins que les 6h qui étaient mon objectif initial. Je suis donc entièrement satisfait à tous les points de vue : le chrono, la manière de courir sans vraiment de coup de barre trop grave, la grande qualité du parcours et des sentiers empruntés, la beauté du paysage, l’organisation impeccable.

L’organisation de la course est vraiment au top, les bénévoles sont sympas et super efficaces, placés dans tous les points stratégiques, le parcours très bien balisé, les ravitos bien fournis.

Je vais chercher un petit casse-croute au ravito d’arrivée et je vais le manger au bord du lac, les pieds dans l’eau ! Bon sang, que ça fait du bien !

Il y a même des douches prévues, je vais donc en profiter, puis je m’offre une glace et une bière ! J’en rêvais toute la fin de course !

Au niveau du résultat, je finis à la 109ème place au classement général scratch sur 1 600 inscrits, 1 050 finishers et 91 abandons et 8ème dans ma catégorie master 2. Je suis donc vraiment satisfait par ce résultat.

Le premier garçon gagne en 3h40 et la première fille en 4h26.

Après avoir commencé la journée sous l’orage, je la termine très satisfait et très fatigué sous le soleil.

Il est temps pour moi de reprendre la navette pour retrouver ma voiture et rentrer chez moi.

Pour conclure, je dirais que c’est une épreuve magnifique, à faire absolument !

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