Scénic Trail, 113 km - 7400m D+

Scénic Trail, 113 km - 7400m D+

Tous les signaux semblent être revenus au beau fixe, l'envie et le physique semblent de nouveau opérationnels.

Vendredi, après ma journée de taf, direction Lugano en Suisse Italienne, après 6h30 de route, je me trouve une place et retire mon dossard.

Le temps d'avaler une pizza et j'essaie de dormir un peu.

1h30 plus tard, il est temps de se réveiller, minuit l'heure du départ de cette 4ème édition du Scénic Trail avec un plateau moins relevé cette année puisque l'épreuve ne faisant cette année pas parti de l'Utra Trail World Tour même si la présence de Denise Zimmerman (retour sur le devant de la scène Ultra Trail après une année 2015 qui marqua son apogée) 1ère du Tor des Géants, 3ème de l'UTMB, 4ème de l'Eiger Ultra Trail.

Chez les hommes, nul doute que Walter Manser montrera une nouvelle fois l'étendue de son potentiel.

Après 300m, c'est parti dans les rues de Tesserrete avec la première ascension, les 357 concurents sont prêts à en découdre dès la première difficulté qui commence dans les ruelles pavées de la vielle ville (ce qui n'est pas sans me rappeler la Corse ou encore l'Italie toute proche).

On part pourtant pour 113 km, nous sommes à plus de 10 km/h dès les 1ers contreforts.

J'essaie de ne pas trop m'emflammer, je suis avant tout là pour me jauger et prendre du plaisir avant tout.

Erreur de débitant, je n'ai pas regardé ni le profil, ni les ravitaillements, ni les barrières horaires.

Juste eu le temps avant le départ de voir que la course commencerait au 10ème km.

312ème au CP1 après 7 km, je me sens bien, même si je ressens les 1er symptômes d'une fringale (la pizza est en pleine digestion, et c'est l'unique plat solide avalé depuis 19h, autant dire que je pars à jeun pour une ballade d'environ 25-30 heures).

J'essaie de me concentrer sur ma foulée, la véritable ascension s'ouvre devant nous, heureursement sur ce tronçon de 14 km, nous avons la chance de trouver plusieurs sources, il faisait 20° à minuit au départ.

L'ojectif numéro 1 est de ralier le Semi-Marathon (1200m D+) en moins de 4h30; si jusqu'au au 10ème km, les sentiers sont roulants et peu techniques, la fin de l'ascension en direction d'Arosio se termine dans les alpages droits dans le pentu, obligeant de faire attention aux différentes clôtures électrifiées qu'il nous faut franchir.

Je me sens bien, je passe en 316ème position avec seulement 30' d'avance sur la barrière horaire, petite pause rapide au sommet d'Arosio pour reprendre mon souffle (je crois que je manque cette année de stage en altitude). Je prends mon petit déjeuner, et j'entâme cette courte descente (ma cheville gauche part 2 fois, mais sans conséquence).

S'ensuit la longue remonté vers Monte Tamaro, une longue ascension de 9 km avec presque 2000m D+, la chaleur monte proportionnellement en flèche en même temps que l'on avance dans cette pente.

Après 3 km, je me retrouve sans eau, l'altitude, la chaleur, le manque de sommeil (permiers vertiges qui font leur apparition), je commence une longue descente aux enfers même si je m'accroche mentalement et physiquement. Je suis à peine à plus de 2 km/h, le souffle coupé, j'essaie de me rassurer, nous devrions approcher du ravitaillement Mais rien au 1er sommet, pas la moindre goutte d'eau.



On entâme un petit faux plat descendant avant de repartire sur la ligne de crête.

30ème km, je viens de mettre plus de 4h pour faire ces 9 kms... Je bois bien, 2 cafés et je m'alimente avant d'avaler cette descente de 8 km, les jambes tournent bien, les névés et un petit vent apportent un peu de fraîcheur mais hélas bien trop tard.

Les 37° que nous avons eu, mais surtout les 2h sous ce soleil de plomb sans le moindre vent ont eu raison de moi physiologiquement parlant.

Je franchis le Marathon et ces 3200m D+ apès 9h55 d'effort, Je n'ai plus que 5' d'avance sur la barrière horaire et même si le reste semblait tout à fait gérable, j'ai pris la décision de m'arrêter.

Voici une petite vidéo de cette aventure !

Toujours difficile de s'arrêter de soi-même (peut être le signe de l'expérience, ou de la sagesse dû à l'âge).

Quoi qu'il en soit, j'en garde un grand plaisir, un panorama à couper le souffle et une vue à 360°, des bénévoles au top comme le parcours, les quelques brasseries ouvertes n'hésitant pas à nous offrir des rafraîchissements. A noter cependant que j'essaierai de venir la veille afin d'avoir une véritable nuit et une journée de repos avant de m'élancer.

Un site, un terrain de jeu à décourvir... Je crois que cette semaine de vacance tombe bien, je vais pouvoir recharger les batteries avant l'Ultra du Mercantour.

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