Retour sur le Trail des Cisterciens, 63 km - 1500m D+

Retour sur le Trail des Cisterciens, 63 km - 1500m D+

Dimanche 6 Mai, direction Tangissart pour une sortie bucolique de 65 km entre forêt et champs branbançonne.



Arrivé le samedi soir peu avant la nuit, juste le temps de trouver une brasserie afin de satisfaire un petit creux et de savourer les plaisirs culinaires locaux.


Après, je rejoins l'aire de départ pour me garer et passer la nuit, mais dans la précipitation, j'en ai oublié mon duvet.

Si bien, que la nuit va s'avérer cahotique et entrecoupée de réveils toutes les 2 ou 3 heures.

Après la bénédiction de l'Abbé, c'est parti pour la découverte de ce Trail qui se veut à caractère intimiste et famillial de la part des organisateurs.

Limité à 100 coureurs sur le 65 km et ces 1500m D+, autant dire que le parcours s'annonce roulant !

Si la bure et la croix sont de rigueur (petit clin d'oeil à la dénomination de ce Trail), il me faudra la foi pour résister à la chaleur. Déjà plus de 13°C à 8h30.

Parti sur un rythme tranquille pour supporter la chaleur, je me retrouva un peu seul après 10 km. Après la 10ème côte, je manque une flèche et fait un aller et retour de 2 kms. C'est pas grave, je suis en mode rando-course afin de finir ma préparation pour les 2 Ultras de début juin.

Je profite de ces petites côtes pour marcher et m'économiser, même si celui-ci fait 1500m D+ de moins que celui de dimanche dernier, la fatigue accumulée lors des dernières sorties commence à se faire sentir.

Je rattrape finalement un coureur Belge (c'est la majorité en ce jour, vers le ravito du 20ème km)

Il commence déjà à y avoir des écarts et pour éviter de faire ma sortie longue tout seul, je temporise mon allure et reste avec lui, en essayant de mettre à profit cette allure moins rapide pour me forcer à mieux m'hydrater.

Devant la petite chapelle de Ste Apolline, j'en profite pour faire une petite prière pour mes dents.

C'est reparti en direction du second ravitaillement au 39ème km. Cette partie, hélas moins boisée nous fait ressentir la chaleur du soleil et ces 37°C au dessus de notre petite tête.

A partir de ce moment, je demeure le plus frais de notre duo, et bien qu'alternant marche rapide et course, Dimitri a de plus en plus de mal à suivre mon allure que j'essaie de garder régulière pour finir entre 9h - 9h30.


Je profite à la fin d'une petite descente dans une monotrace technique où se trouve un banc pour m'assoir et savourer à l'ombre ma petite bière avant que celle-ci ne se réchauffe trop.

Puis nous repartons pour le dernier tronçon, après être passés sur les quais de la gare de Cours-St-Etienne.

Ce dernier tronçon est fait d'aller-et-retour afin de trouver la moindre petite côte locale, ce qui est en règle générale est ma philosophie d'entraînement, mais sous ce cagnard, je me serais bien permis quelques lignes droites à travers champs.

Heureusement, 2 jeunes proposent un ravitaillement sauvage à mi-parcours entre le 2ème et 3ème ravitaillements.

Cela fait du bien de pouvoir se raffraîchir, de boire frais, de manger des chips et des bonbons.

Quelques rapides coups d'oeil sur les tables de jardin ( où demeurent des cadavres de bouteilles de blanc et de rosé) quand nous traversons des jardins privés (pour cette raison aussi que c'est limité à 100 coureurs) . J'ai à vrai dire aucune idée de notre position dans le classement, j'ignore même si à cet instant il reste encore du monde derrière nous.

Raison de plus de rester en compagnie de Dimitri qui est de plus en plus dans le dur, il n'arrive plus à relancer dans les faux plats ou les quelques petites descentes.

On arrive enfin au 3ème ravito où nous trouvons 2 coureurs allongés dans l'herbe à l'ombre (abandon ou juste repos ?)

Je mange et bois rapidement, rempli une nouvelle fois la poche à eau pour ne pas trop nous arrêter, même si la tentation de prendre plus de temps est présente. Je sais par expérience dans quel état peut se trouver Dimitri, et je préfère le maintenir allerte dans un certains rythme pour éviter qu'il ne pense de trop et commence à cogiter.

Nous sommes dans les 10 derniers kms et ma montre me lâche, j'attends de plus en plus Dimitri qui est de plus dans le dur, ces derniers kms se transforme en petite séance de fractionné pour moi.

Traversant un chemin entre le pré et l'étable, nous serons ralenti pendant une dizaine de mintue (c'est l'heure de la traîte)...

Cela permet cependant à mon copain de galère de me rejoindre et de se reposer un peu.

Et nous partons pour la dernière petite côte avant de redescendre sur l'arrivée.

Au final, nous terminerons 56 et 57ème en 9h39 sur 59 finishers. Nous savourons alors ensemble la bière de l'amitié.

Bilan : Un parcours agréable dans son ensemble malgré des moments de longue solitude à travers les champs. Une organisation au top, le balisage est plus qu'au top, vraiment très difficile de se perdre, les petits panneaux avec le descriptif de la côte sont des plus ludiques et permettent de mieux gérer son effort.

J'espère pouvoir ramener quelques amis dijonais à découvrir ces sentiers, paysages, ainsi que l'ambiance et l'accueil de nos amis wallons.


Un peu de repos tout en poursuivant l'entraînement, Je n'aurai pas pu faire hélas les 100 km de Steenwerck à cause d'une crise d'urticaire sur les cuisses la veille. 

Vous avez aimé cet article ? N'hésitez pas à le partager !

(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

Plus d'Actualités Courses

Plus d'infos
  • A propos de l'auteur

9 commentaires

Questions & Réponses Courses

CHALLENGE Running Club

  • J'aime J'aime
  • Commenter Commenter
  • Proposer une actualité Proposer une actualité

          
En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies afin d'améliorer votre navigation, et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. Pour obtenir plus d'information sur les cookies, vous pouvez consulter notre politique.
Ok