Trail des Balcons d’Azur 47km, dimanche 15 avril 2018

Trail des Balcons d’Azur 47km, dimanche 15 avril 2018

Trail des Balcons d’Azur 47km, dimanche 15 avril 2018

Nous y voilà enfin à ce week-end du Trail des Balcons d’Azur. Le départ et l’arrivée des courses se font derrière le port de Mandelieu-La Napoule et la course emprunte des pistes et des sentiers dans le massif de l’Estérel.

Le samedi, je vais récupérer mon dossard et en même temps, je vais voir le départ du petit TBA, course de 25km qui commence à 14h. Je retrouve mes partenaires de course ainsi que nos collègues garçons et filles qui prennent part à ce 25km très exigeant.

Je vais les encourager dans la première montée qui suit le départ.

Tous nos camarades finissent leur épreuve, les filles se distinguent particulièrement notamment Anne (pour ceux qui me suivent, j’en ai parlé pour l’Urban Trail de Mougins) qui remporte l’épreuve chez les féminines. Extra !

Félicitations à eux ! Mais ça nous ajoute un peu plus de pression pour demain !

L’épreuve qui nous attend est la suivante :

47km – Dénivelé de plus de 2000m réparti approximativement en 4 grosses ascensions.

Voici le détail du parcours  et du profil :

Je n’ai jamais fait cette distance, mon trail le plus long était l’an dernier à Grasse avec 35km en 4h41mn. J’étais arrivé très fatigué ayant souffert de la chaleur. Aujourd’hui il faudra courir 2h de plus !

Avec mes camarades de course, nous avons essayé de prévoir notre temps et de définir notre objectif. Un camarade ayant beaucoup d’expérience (finisher à l’UTMB entre autre) nous a dit que si nous mettions 6h ce serait super bien, si nous mettions 7h ce serait facile. Nous avons donc traduit cela de la façon suivante : en 6h on est des très bons, moins de 6h30 on est bons et plus de 6h30 on est des buses ! Le défi est lancé.

Notre camarade Laurent s’est lui lancé le défi de courir le 80km qui emprunte une partie de notre parcours mais démarre à 5h du matin à la lampe frontale !

Lorsque nous arrivons à 6h30 ce dimanche matin, il fait encore nuit et nous avons une grosse pensée pour nos amis sur le 80km qui courent depuis plus d’1h30 déjà.

Compte-tenu de la distance qui m’attend, je zappe l’échauffement et me positionne sur la ligne de départ avec beaucoup d’envie et sans stress particulier, juste l’envie de me faire plaisir sur les sentiers que je connais bien et que j’aime avec les amis trailers.

7h : Top départ. Inutile de vous dire que l’on ne se rue pas pour partir devant, on prend un rythme tranquille car la montée commence dès les premiers mètres.

Le temps est couvert, la température est idéale pour le moment autour de 15°C.

Cette première montée nous permet de nous mettre en jambes, le passage dans les premiers sentiers nous donne déjà un peu de repos car ça bouchonne un peu…

Cette première montée dure 4,5km, nous mettons 33mn pour y arriver mais ce n’est pas une des 4 difficultés du jour.

La première grande ascension est le Mont St Martin que nous atteignons par des grandes pistes puis des sentiers. Le terrain est très caillouteux car les pluies des semaines précédentes ont fait ressortir les pierres.  

Nous avons la surprise et la joie de voir notre amie Anne au bord du chemin qui est venue nous encourager.

Le sommet est atteint vers le 11ème km en 1h21mn.

Notre petit groupe est toujours soudé (Jean-Mi, Aymeric et moi-même) et tout va bien pour le moment.

Une grande descente, facile nous permet de gagner de la vitesse et de récupérer un peu. Nous arrivons à l’emplacement du lac de l’Ecureuil et après le passage d’une petite rivière, nous prenons le sentier étroit qui monte vers le pic de l’Ours, seconde ascension du parcours.

Vue de la baie de Cannes depuis le pic de l'Ours, en contrebas, le col avec le controle.

Chacun monte à son rythme et nous passons au col avec un premier contrôle et la présence d’autres camarades venus nous encourager. Le sommet du pic de l’Ours est atteint au kilomètre 18,7 en 2h21mn.  Les paramètres sont toujours verts, comme lors d’une sortie d’entrainement. Nous entamons alors le tour de la montagne par des sentiers techniques et très caillouteux au milieu des roches rouges dans un décor à couper le souffle. Dans la descente plus technique, mes deux coéquipiers prennent un peu d’avance, je préfère rester à mon rythme et ne pas essayer de forcer mon allure sur ce terrain. Bien m’en a pris car j’apprendrais plus tard que Jean-Mi s’est tordu la cheville.

La descente avec les iles de Lerins au loin.

Je repasse au col où beaucoup de spectateurs sont massés avec plusieurs de nos amis dont notre coach Pascal. Les encouragements des copains font encore plus d’effet qu’une barre énergétique !

J’attaque la montée des Grues, ce sont 3 sommets consécutifs dont le point culminant se situe sur les Grosses Grues en dernier. Je me cale sur le rythme d’un concurrent devant moi  qui me convient très bien, un peu lent mais parfait pour ne pas s’emballer.

J’atteins le sommet à 26,5km en 3h31mn. Comme convenu avec mes camarades je dépose un caillou au sommet, c’est un message pour notre ami Laurent qui va passer par là après nous dans son 80km. Il saura que tout va bien, qu’on l’encourage.

Le sommet des Grosses Grues avec les 3 cailloux posés et le Pic de l'Ours en toile de fond.

La descente est technique et je ne suis pas spécialement à l’aise bien que je l’ai faite plein de fois à l’entrainement.

Je rattrape une large piste plutôt plate où je récupère, m’alimente et bois avant de descendre encore en direction de Théoule sur Mer. Je pensais qu’il n’y avait que de la descente mais non, le parcours est ponctué de petites collines à grimper.

Il y a un petit passage sur route et devant une villa, les enfants ont dressé une table et offrent un verre d’eau fraiche aux concurrents. C’est une très bonne idée et je m’arrête pour boire un grand verre, ça change de ma poche à eau qui est devenue tiède.

J’arrive sur la plage de Théoule au 35ème kilomètre, j’en suis à 4h48mn d’effort.

Sur le chemin, j’entends des cris et des encouragements, c’est toute la Team Foulées qui est venue nous voir, nous filmer, nous encourager ! Quel plaisir de courir quelques dizaines de mètres avec eux, j’en oublie la fatigue.

Ils m’indiquent que mes camarades sont juste devant moi à quelques minute seulement.

Après un passage en bord de mer, le chemin retourne vers la montagne et attaque la dernière grande difficulté, l’ascension du Rocher des Monges.
Je le redoute celui-là, la montée est hyper raide, droit dans la pente sur un sentier infesté de cailloux très mal intentionnés qui font toujours exprès de se positionner sous mes chaussures pour donner des appuis fuyants…

Vers le milieu de la montée, je vois un concurrent assis sur un rocher au bord du sentier, je lui dis : « Je crois que je vais te tenir compagnie ! » et je m’assois 5 minutes, le temps de manger une barre énergétique et de bien boire. Après avoir un peu soufflé, nous repartons d’un pas un peu hésitant, puis le rocher des Monges arrive, toujours escarpé mais l’ascension n’est pas finie pour autant, il reste une petite butte sous les pins à gravir avant de basculer dans la descente.

Au sommet nous passons devant un photographe, j’essaye de prendre une pose pour faire style « je suis bien, je gère… », mais le passage à vide n’est pas vraiment dissipé, j’ai l’impression de faire de la marche nordique dans un club du 4ème âge ! Ah oui, au fait, j’en suis au kilomètre 38 et je suis parti depuis 5h24mn.

La descente qui suit est plutôt facile, toujours plein de cailloux à éviter (ou pas) mais elle me permet de récupérer, de me détendre un peu et de retrouver de l’énergie pour finir correctement.

Encore une petite butte à gravir avant la grande descente sur la piste forestière, facile qui va faire remonter un peu ma moyenne.

Tout en bas de la descente, je vois encore un ami qui m’encourage et me signale la présence de l’un de mes partenaires à quelques dizaines de mètres devant moi.

Je le vois, il s’agit d’Aymeric. Lorsque je le rattrape, il me signale qu’il a des crampes aux cuisses et qu’il n’avance plus. Notre troisième compère Jean-Mi s’est tordu la cheville mais il a pu continuer et il est à quelques minutes devant nous.

Je laisse mon ami avec ses crampes, je ne peux pas l’aider, je continue à mon rythme.

La dernière montée se présente à moi. Je la connais très bien, je sais maintenant que je vais finir ce trail, j’ai même le bon espoir de terminer avant les 6h30 fatidiques. Je retrouve une grande motivation et de l’énergie qui revient de je ne sais où.

Au sommet de cette montée, j’en suis à 41,5km, il doit me rester entre 5 et 6 km. Je n’arrête pas de me répéter : ça va le faire, ça va le faire, concentre toi, ne pense pas à ton corps mais au parcours dont tu connais tous les recoins.

J’arrive en bord de mer, avec un petit passage sur la plage et dans le sable, puis des escaliers et le sentier des douaniers en bord de mer vers le port de la Napoule.

Arrivé au château de la Napoule, toute l’équipe Foulées est là, Pascal, Julie, Anthony, ils n’encouragent comme des fous, Pascal court avec moi jusqu’à la ligne d’arrivée, il reste moins de 200m.

Une dernière volée d’escaliers et c’est la ligne droite et le tapis bleu pour passer sous l’arche sous les applaudissements des spectateurs et des amis coureurs présents.

Je passe la ligne en sautant de joie. J’arrête le chrono : 6h26mn31s. Mission accomplie. Ma moyenne horaire se situe un peu au dessus de 7km/h.

Mon ami Jean-Mi est arrivé avant moi en 6h12mn, on se félicite mutuellement, on a réussi notre pari. Quelle émotion !

Aymeric arrive avec ses crampes en 6h30mn. Puis quelques temps plus tard, deux autres camarades Yannick et Thierry. Nous avons tous finis !

Pour nous remettre, après le ravito d’arrivée, nous allons nous tremper les pieds dans l’eau sur la plage à côté. Mieux qu’une cryothérapie, l’eau est à 13 ou 14°C !

La cheville de Jean-Mi est vraiment toute gonflée et commence à prendre toutes sortes de couleurs ! Il est temps pour lui d’aller se faire soigner.

Quant à moi je ressens une grande fatigue, certes, des douleurs au niveau des pieds, j’ai l’impression qu’on me les a broyé, par contre au niveau musculaire, je me sens très bien, aucune douleur.

Nous attendons maintenant l’arrivée de nos camarades du 80km : Anthony et Laurent qui arrivent en 10h, vraiment très frais et qui terminent avec ses filles.

Bravo à eux, respect pour leurs performances.

Pour être complet, le vainqueur du 47km est Germain Grangier en 4h02mn, chez les féminines c’est une américaine qui l’emporte, Katie Schide, en 4h33mn.

Votre serviteur est arrivé en 113ème position au scratch et 6ème dans sa catégorie de Master 2.

Nous sommes un peu déçus par les récompenses, un simple T-shirt inscrit TBA sans différence entre le 25, le 47 ou le 80km. Le T-shirt n'est même pas donné à l'arrivée, il faut aller le réclamer sous une tente. Même pas de médaille pour les finishers dans les délais de l'UTBA 80km. Dommage...

Je suis vraiment très satisfait par ma performance mais je suis vraiment sceptique quant à ma capacité et à ma volonté de faire des distances supérieures.

Pour le moment, place à la récupération… nous en reparlerons plus tard !

A bientôt…

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