Marathon de Paris grâce à Running Club.

Marathon de Paris grâce à Running Club.

Le marathon de Paris, chronique d'un marathon imprévu.

Comme vous le savez, j'ai eu la chance de gagner grâce à Running Club un dossard pour le marathon de Paris 2018. Cela faisait plusieurs mois que j'essayais via les réseaux sociaux de gagner un dossard en me disant : "si j'en gagne un, je le ferai en mode touriste".

La chance ne m'avait pas souri jusqu'à ce que Chloé me contacte en me disant qu'avec Milkil et Cédric, je bénéficiais grâce à Running Club d’un dossard pour ce marathon.

Paris, une revanche, 4h40' en 2014 : allons-y, et c’est avec une préparation plutôt aléatoire que je me suis rendu à la capitale.

La grève des trains faisant rage, c'est en co-voiturage que j'ai fait le trajet aller-retour.

Samedi matin à 8h nous prenons la route direction Paris, mon chauffeur me dépose à la Défense vers 11h et je me rends à la station de métro la plus proche pour aller jusqu'au Parc des Expositions Porte de Versailles.

Arrivé là-bas, je retrouve Stéphane et Richard, nous faisons un peu de visite dans le salon du running ensemble, Richard nous quitte et c'est avec Stéphane que je termine la visite. Ensuite dans le hall d'entrée j'attends l'arrivée de mon hôte : Cedric91.

Vers 16h, ils arrivent en famille et nous retirons nos dossards, notre sac à dos marathon de Paris et nous allons ensuite au stand pour changer notre SAS de départ , je pose mes affaires sur le comptoir d'à côté pour faire un peu de rangement et nous reprenons notre chemin dans le salon pour nous rendre au stand JBL afin de retirer un t-shirt et quelques goodies.

Et là le drame je m'aperçois que je n'ai plus mon dossard… Grosse panique ! Cedric m'as vu me décomposer. Ni une ni deux, on file 4 à 4 retourner là où j'avais fait un peu de rangement en espérant que le dossard se trouve toujours sur le comptoir. Plus rien. Je regarde derrière, rien. Je me dis c'est râpé, c'est la tuile, c'est foutu. Dans ma tête ça bouillonne, je suis presque prêt à aller en acheter un à un vendeur.

Un couple me voyant chercher me demande si j'ai perdu quelque chose, je leur explique que j'avais posé mon dossard et que je ne le retrouve plus, le gars me dit : "Vous vous appelez Benoit ?". Je lui réponds que oui, cet homme avait mon dossard !

Soulagement extrême, je le remercie chaleureusement. Mais ce stress m'a coupé les jambes.

Nous retrouvons l'épouse de Cédric dans le salon, mais avec ces péripéties, la tête encore pleine de tourments, nous manquons le moment de la photo, et du coup nous nous dirigeons vers la sortie pour prendre le RER direction le gîte pour la nuit.

Après un bon trajet, nous arrivons chez Cédric où l'on se pose quelques minutes avant d'aller chercher deux trois bricoles au magasin du coin pour demain.

Cedric nous prépare des bonnes pâtes à la bolognaise, et nous nous couchons pas tard car demain il y a du sport.

5h du matin après une nuit que vous connaissez tous, une nuit d'avant marathon, une nuit entrecoupée de réveil et de sommeil, nous nous levons, petit déjeuner habituel d'avant course, habillage tenue de sport bien sûr.

paris 2018

Nous nous rendons à la gare RER en espérant que notre train ne soi pas annulé. Ouf il est , c'est parti direction place de l'Étoile.

paris 2018

On va directement aux consignes, petit passage par la case toilette, et ensuite direction le SAS car le temps passe vite et c'est bientôt l'heure limite d'entrer dans le sas. On attend le départ, on est contents, on est sereins, on va tout casser, il fait beau, ce sera une belle journée.

paris 2018

 

paris 2018

paris 2018

Et voilà, c'est le départ, c'est toujours très impressionnant toute cette foule qui déboule les Champs-Élysées, c'est vraiment un moment spécial. On ne s'enflamme pas, on part sur un rythme tranquille, le rythme que l'on va devoir tenir 42 km195.

Les premiers kilomètres défilent tout va bien, on sourit à Maindru.

paris 2018

On ne parle pas beaucoup, on est dans notre bulle, on avance kilomètre après kilomètre. Au 3e kilomètre je transpirais déjà beaucoup alors que d'habitude cela m'arrive beaucoup plus tard, surtout à cette vitesse et c'est au 23e km que je commence à défaillir, étrange, que se passe-t-il ?
Je me pose encore des questions. J'alterne la marche et la course et je sens déjà que la fin du parcours va être très très dure.

Je dis à Cédric de ne pas m'attendre, que c'est aussi son marathon et qu'on se retrouve à l'arrivée, c'est avec de la peine qu'il me quitte, mais je préfère qu'il en soit ainsi, je sais d'ores et déjà que je vais en chier jusqu'à la fin.

Après avoir alterné marche et course, ce n'est quasiment plus que de la marche. Je téléphone même pour appeler un ami pour qu’il me réconforte, mais rien n'y fait, les kilomètres n'avancent pas, c'est mon chemin de croix.

Un moment dans le bois de Boulogne, il y a un passage où l'on voit les couleurs qui filent vers l'arrivée, je profite de ce raccourci qui me fera gagner 1,4 km de souffrance, je marche vers l'arrivée pour passer la ligne en 4h49.On peut dire que pour l'instant, Paris ne veut pas que je réussisse un marathon dans sa ville.

Je récupère sans joie cette médaille et je récupère mon sac à la consigne pour me diriger vers la sortie. Après une restauration rapide dans un restaurant, je me dirige vers la station de métro pour retrouver mon chauffeur à la défense. Il est 16h environ, nous reprenons la route et c'est vers 20h30 que je suis de retour à la maison. Les filles m’ont attendu et je leur dis, "regardez bien cette médaille, je vais la mettre à la poubelle", et là elle me disent de ne pas faire ça car même si j'ai écourté le parcours, je suis quand même leur héros et elles sont fières de leur papa, et ça c'est vraiment le principal.

Je remercie une dernière fois Running Club pour ce dossard et aussi un grand merci à Cedric de m'avoir hébergé, de m'avoir montré comment se servir des RER et du métro, et d'avoir passé un bon moment avec lui, et ça aussi c'est le principal car, comme vous le savez c'est ce que j'aime les rencontres avec les passionnés du site.

Maintenant place à de nouvelles aventures, un marathon de raté, ce n'est pas non plus la fin du monde.

Merci de m'avoir lu les amis.

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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