Morvan Oxygène Trail ou l'épopée de la 1ère édition d'un 80 km.

Morvan Oxygène Trail ou l'épopée de la 1ère édition d'un 80 km.

Vu ainsi, 80 km - 3300m D+, cela peut piquer. Mais bon, c'est l'été, il fait beau et c'est à moins de 2h de route de chez moi. 

Donc profitant de mon week end royal, un samedi et lundi toutes les 9 semaines, autant en profiter pour se faire un petit Ultra le samedi, suivi d'un concert et d'une bonne bière entre amis.

Après une journée de m.... au boulot, terminée à 15h30, je finis la préparation de mon sac et me voilà parti sans prendre le temps de manger.

Je retire mon dossard et discute avec l'organisation qui m'a fait le plaisir de m'inviter à la découverte de ce nouvel opus.

Petit dîner à la p'tite millette (après 2 pizzas et un kg de fromage blanc à le crème), on se sent comme un nouvel homme. La tenancière elle-même m'a demandé si c'était les quantités sur les pizzas qui étaient trop minces car c'est la première fois qu'elle voit une personne lui en commander 2.

Il est temps de revenir sur Château Chinon pour planter le bivouac.

5h du matin, on replit le paquetage, direction l'aire de départ, prendre un petit café, retrouver des amis parmi les 77 concurrents.

7h, l'heure du grand départ de ce premier Ultra 80 km du Morvan. Pas de plan sur la comète, on va tenter de gérer aussi bien que la semaine dernière (pour rappel : 50 km - 3300m D+ en 8h16', donc 80 km - 3300m D+, je suis pas très doué en maths, mais entre 15 et 16h, cela devrait coller).

On part sur un rythme tranquille, il fait déjà chaud, 26° au départ. Va falloir intégrer cela dans l'équation de départ, cette chaleur orageuse est quelque peu handicapante pour avoir une bonne ventilation.

Un parcours varié, à la fois roulant et technique, nous conduit au 1er ravito vers le 24ème km, 3h15 pour ce 1er tiers, pas si mal, mais c'est aussi le plus roulant, dur dur de se mettre en marche aujourd'hui.

On attaque alors la potion magique, une pression et un panaché (un peu de sucre, cela peut pas faire de mal) avec les membres du staff organisationnel. Après une petite pause fraîcheur, c'est reparti en direction du Mont Beuvray 821m...

Même si les jambes tournent pas trop mal, les degrés augmentent et rendent cette ascension particulièrement longue et lente (point fort de l'organisation, 80 bouteilles ont été déposées au frais dans un ruisseau, il reste plus de 15 personnes derrière moi et seulement 4 bouteilles... Je me rafraîchis avec l'eau du ruisseau, faut penser à ceux qui sont encore plus en galère que moi)

Après une petite pause ravito au 42ème km, encore 1h30 d'avance sur les barrières horaires, je peux m'octroyer une micro sieste de 15' allongé dans l'herbe, histoire de retrouver lucidité et concentration.

Un café et c'est reparti pour 2 km, juste le temps de faire un détour par la boutique du musée de Bibracte afin de prendre une bonne cervoise bien fraîche.

On entame la descente puis l'ascension vers le Haut Folin, point culminant du parcours à 901m. Par temps clair, vue possible sur le Mont Blanc, la montée sèche et cassante a fait du mal même si je me sens de mieux en mieux.

Une descente très rapide taillée en hors piste à travers la forêt avec quelques raidars, pour entammer les quadris. Passage aux sources de l'yonne et dans les ruines d'un ancien bagne avant de rejoindre le 3ème ravito au 67ème km. A ce moment là, je retrouve mes compagnons de fortune avec qui j'étais le matin jusqu'au 1er ravito.

Photo prise le matin d'où le sourire moins crispé, lol.

On repart ensemble à la conquête des 13 derniers kms, j'avale encore pas trop mal les côtes, malgré des ampoules sous la voûte plantaire et au talon de plus en plus gênantes. Les cuisses deviennent de plus en plus dures, je n'arrive plus à courir les parties plates, l'ascension du calvaire risque d'être plus longue que prévue.

5 km de l'arrivée, l'orage est de plus en plus menaçant, j'enfile ma veste de pluie, ma frontale et on repart. Il n'est pas 22h mais la nuit est très vite tombée. 500m plus tard, l'orage s'abat sur nous, ne pas prendre de risque dans cette ultime descente, avant d'entamer les 2,5 km de montée finale.

Je m'arrête dans la descente en trouvant des bâtons sur le chemin, regardant et cherchant si quelqu'un avait chûté, après quelques appels, rien... Je repars et attaque cette dernière ascention, le calvaire se transforme en purgatoire, j'ai l'impression qu'à chaque pas, je marche sur des clous. 1500m de l'arrivée, après une petite glissade et un appuit mal négocié sur un cailloux, je prends une crampe au quadri droit.

Je commence à être transi de froid, les muscles se contractent de plus en plus, l'organisateur me demande d'attendre le dernier concurent afin de nous raccompagner jusqu'à l'arrivée, escamotant ainsi 500m du parcours.

Après cette pause de 2', difficile de repartir, mais on avance vers cette ligne d'arrivée et cette délivrance.

Bilan : 56ème et dernier classé sur 77 en 15h47'48", on a beau établir des plans, avoir le foncier, être coureur d'Ultra et une expérience grandissante, un petit rien et une belle aventure peut se transformer en calvaire, mais quel finish tout de même.

Je crois que je m'en souviendrais longtemps...

Maintenant, récupération. Eh oui, cela m'arrive aussi, en plus j'ai un compte rendu à écrire sur le test du sac Oxitis, vous saurez tout d'ici la fin de semaine.

Bonne semaine, courez, nagez, roulez ou les 3 en même temps, faites vous plaisir les amis !

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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