Mon marathon de Nantes

Mon marathon de Nantes

Mon marathon de Nantes.

Ce week-end, je m’alignais sur mon premier marathon, celui de Nantes, choisi en raison de la localisation et parce que des amis s’y sont aussi inscrits. La météo annoncée n’est pas des plus rassurantes (pluie et vent).

Samedi après-midi, je vais faire un tour sur le village marathon. J’en profite pour me faire interviewer par les gars de Spyrun, je prends un peu de doc sur les autres marathons (on ne sait jamais, j’aurais peut-être envie d’en refaire un ensuite). Mon plat de pâtes le soir, couché pas trop tard.

Réveil à 6h. Je n’ai pas super bien dormi mais je m’y attendais. J’ai mon gatosport maison, ma banane et ma bouteille d’eau. Ce petit déj’ a bien marché pour mes semis. Nous partons avec ma conjointe qui va me suivre à différents endroits. Premier coup de stress, les routes sont déjà bloquées, nous ne pouvons être déposés où nous pensions. Nous faisons les 2.5 kms qui nous séparent du départ à pied, ça fera un pré-échauffement. Nous arrivons sur place, il y a déjà un peu de monde. J’entre dans l’espace réservé aux coureurs et je retrouve mes amis. Eux visent moins de 4h. On se place dans les sas, j’ai en tête les deux principaux conseils « bien boire » et « ne pas partir trop vite »…

10 premiers kilomètres trop rapides

La course est lancé, un coup d’œil sur la droite, j’aperçois ma conjointe, mon père est dans le coin mais je ne le vois pas. Petit frisson en passant l’arche de départ, il y a beaucoup de monde au bord de la route, ça acclame les coureurs, c’est génial. J’essaie de ne pas aller trop vite, porté par l’euphorie mais je boucle le 1er kilomètre en 6’00, beaucoup trop vite. J’essaie de ralentir mais je cours le 2ème en 5’56. Pourtant, niveau cardio, ça va. J’ai quand même peur de le payer par la suite. Petit tour dans mon ancien quartier avant d’arriver au Jardin des Plantes. A la sortie de ce dernier, je vois ma conjointe avec mon père, mon frère et un oncle multiple marathonien, ça fait plaisir. Nous filons tranquillement vers le 10ème kilomètre. Je les passe en 1h01’38’’. Je suis allé trop vite sur ces 10 premiers kilomètres, mais je me sentais bien. On arrive sur les bords de Loire, avec les passages de pont, le vent, etc.

Jusqu’au semi, tout va bien

Cette partie du parcours n’est pas la plus agréable, même si les bords de Loire sont toujours aussi beaux. Le temps se maintient, j’ose même espérer ne pas avoir de pluie. Je recroise ma famille sur cette partie et nous filons vers Rezé et Trentemoult. Sur le pont des 3 continents, je reconnais Batave dans son déguisement du jour mais je n’ai pas le temps de le saluer (les coureurs font une boucle dans ce coin, lui file vers le 21ème, moi, je vais vers le 17ème). Cette boucle se fait entre zone commerciale et quartier résidentiel. Je verrai mes enfants dans ce passage (et encore un petit coup de boost). On retraverse le pont (avec le vent dans le dos cette fois), directement la pointe de l’Ile de Nantes, Hangar à Bananes et Machines de l’Ile. Au semi, je suis à 2h18’, bien dans mon timing. Mais le passage sur la pointe de l’ile, avec ses pavés, me fait un peu mal aux jambes. Une dose d’encouragements familiaux entre le 23ème et le 24ème. Je commence à avoir mal au ventre.

Les 30 kms dans le viseur

Je traverse le pont Anne de Bretagne en marchant mais je repars dans la descente. J’ai comme des haut-le-cœur en courant mais j’ai mal aux jambes quand je marche. Ça va être long cette fin de course. J’alterne alors un peu de marche pour calmer le ventre et course pour détendre les jambes. Avant le 27ème, gros coup de stress car je ne suis entouré que de coureurs qui terminent leur 2ème boucle. Est-ce que j’ai loupé une bifurcation ? Je suis peut être sur le mauvais chemin, qu’est-ce que je fais ? Je décide de continuer et je vois le panneau 27… ouf !!! Mais j’ai vraiment eu un gros moment de doute. 27 kilomètres, je ne suis jamais allé aussi loin. J’ai mal aux jambes mais les 30 kilomètres n’ont jamais été aussi proches. 3 kilomètres, ce n’est rien. Par contre, on repart sur les bords de Loire… Je passe les 30. Plus que 12 kms. Quoiqu’il en soit, j’irai au bout. En regardant le temps, je me dis que je serai de toute façon sous la barrière horaire des 5h40. Au 32, j’envoie un message à ma conjointe pour la rassurer et un peu plus loin, je croise ma mère. C’est dur mais il reste moins de 10 kilomètres.

7 kms sous la pluie

De retour sur l’ile de Nantes, il y a moins de coureurs autour de moi. Il y a aussi moins de monde sur les routes. Un des ravitos est démonté, dommage, je vais attendre le prochain, 2 kilomètres plus loin. Et un peu avant le 35ème, le déluge, la tempête, la grêle. Je suis trempé des pieds à la tête. Le passage sur les pavés est une galère. Je commence à avoir froid avec le vent. Et la route, à cet endroit, n’est que flaques d’eau. Pas la force de chercher à slalomer, je cours tout droit, je marche un peu, je cours… Je ne réfléchis plus, le but est d’aller au bout. Il me reste moins de 7 kms. Au 36ème, je retrouve mon père et plus loin ma conjointe avec l’amie qui faisait le marathon. Elle a dû abandonner mais elle veut faire la fin avec moi. Ma conjointe reste dans le coin avec un des deux autres amis qui a dû abandonner aussi, perclus de crampes. Elle nous rejoindra au 41ème. Je finis en alternant marche et course, ma copine me relance, on discute, les kilomètres passent. Je fais quelques mètres avec mon père. Le ravito de la place Royale a aussi été démonté mais je sais que celui du 40ème n’est pas loin. La pluie est partie à ce moment-là, les passants continuent de nous encourager avec des « c’est super ce que vous faites », etc. C’est kiffant.

Un petit rab’ de pluie, pour la fin

41ème kilomètre, je retrouve ma conjointe, on va finir ensemble, on file vers le 42ème. Elle et notre amie me laissent filer pour les derniers mètres. 200 mètres…  un virage à gauche, ah non, ce n’est pas encore la dernière ligne droite mais une petite ruelle où la pluie repart de plus belle, avec une rafale mais plus rien ne m’arrêtera, j’arrive sur la dernière ligne droite, il n’y a plus grand monde dehors vu le temps si ce n’est mes deux supportrices de choc ! Je sprinte (enfin, autant qu’on puisse le faire après 42 kilomètres). C’est génial ! Je vois le chrono qui indique 5h13, je veux passer sous les 5h15. Je passe la ligne. C’est fini, mais je continue à courir jusqu’aux médailles (et j’oublie même d’arrêter ma montre) ! Je l’ai fait, je suis marathonien ! Temps final : 5h11’46’’.

Après un passage pour récupérer le tee-shirt de finisher, on retrouve le troisième ami qui a fini en moins de 4h (il a évité la pluie le chanceux) et puis retour à la maison pour une douche bien chaude.

On m’avait dit que ce serait difficile et ça l’a été, mais à aucun moment, je n’ai songé à arrêter et c’est ce dont je suis le plus fier. Je ne savais pas si, après coup, j’aurai envie de retenter l’aventure mais je pense que je le referais (et mon temps me laisse une marge de progression), sans doute pas à Nantes mais c’est vraiment une belle expérience ce premier marathon.

Maintenant, place à la récupération et aux autres objectifs de l’année (faire une course avec ma conjointe, aller chercher mes RP sur 10 kms et semi, faire un run&bike).

Points positifs :
Mon cardio resté toujours nickel.
Pas de crampes pendant la course.
Les encouragements, de mes proches tout d’abord (ma conjointe a fait 14 kms à pied dans Nantes pour me suivre en différents points), et des gens sur le bord de la route, c’est galvanisant.
J’ai bien géré les ravitaillements.

Points négatifs :
Mon départ et mes 10 premiers kilomètres, beaucoup trop rapides.
La météo

 

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