Semi Marathon de la Wantzenau (67)

Semi Marathon de la Wantzenau (67)

Entraînement 32 : dimanche 12 mars 2017 : le retour aux affaires – le semi test à la Wantzenau.

Le 1er jour J est arrivé. Première compétition de l'année. Test sur semi avant le marathon. Il s'agit d'être fixée sur mon niveau actuel, pour commencer à tabler sur un chrono à Saumur. Il s'agit aussi de tester mon genou, mes Adidas, et ma nouvelle Garmin, fraichement débarquée à la maison la veille.

Hier ma balance m'a fichu un coup de speed. Alors avant de me faire poser un "tape" chez mon kiné, j'ai pris le temps de monter sur l'elliptique, le steppeur et le rameur. Et comme si ça ne suffisait pas, nous sommes allés en vélo à Molsheim dans le courant de l'après-midi pour faire quelques courses. Il faut quand même avouer que je ne me crée que rarement les conditions idéales avant une course. Le jour où ça arrivera j'exploserai peut-être tous mes chronos... ou pas.

Toujours est-il que ce matin mon poids est honnête, la météo est parfaite, et même si la nuit a été agitée ("Ah bon ? Je croyais que tu n'étais pas stressée ?") je suis prête au combat.

Arrivée sur place, je retrouve avec plaisir cette ambiance survoltée d'avant course, je croise des copains, des connaissances, je papote un peu, je m'échauffe encore moins, et je me retrouve sur la ligne de départ avec mon nouveau tee-shirt, mes nouvelles chaussures, ma nouvelle montre, et plus vraiment de pression puisque chez les féminines la concurrence immédiate s'avère extrêmement réduite. Dans un sens ça me convient. Je vais pouvoir faire ma course sans me soucier des autres, sans chercher à tout donner pour rattraper une consoeur, à mon rythme. Tant que je ne suis pas dépassée, autant que je me préserve. Bon, je reconnais que mon coach mental me titille un peu : « Ce serait quand même bien si tu pouvais tourner autour des 4 au mille, pour terminer comme l'an dernier en 1h24. Ça te donnerait une idée de ce que tu peux viser au marathon. Gères, mais ne t'endors pas sur tes lauriers quand même ». Ok on va faire comme ça. Coup de feu libérateur, et c'est parti pour 21,100 kilomètres.

J'ai la sensation de partir très en deça de mes possibilités, et pourtant de bons coureurs sont à quelques mètres devant moi. Premier bip, 3'50 au mille. Ça me va, je vais tenter de rester dans ces eaux-là le plus longtemps possible. Je profite d'un léger étirement de la tête de course pour doubler le meneur d'allure des 1h25, et être certaine de mon timing et je prends mon rythme. Je me connais, je sais qu'à ce petit jeu je suis assez forte. Jusqu'au 9ème kilomètre je vais me maintenir autour des 3'55, entre le confort et l'inconfort. Dans le parc du château de Pourtales, un regain d'énergie va me faire pousser des ailes pendant 3 kilomètres. Peut-être parce-que je double des mecs qui partis trop vite commencent à craquer, ou peut-être parce-qu'on croise alors la masse colorée des coureurs qui entament leur 9ème kilomètre et que j'entends régulièrement mon prénom dans leurs rangs. Cette partie passée, je rentre dans le cœur du parc, et je me retrouve beaucoup plus esseulée. Ma vitesse en prend un coup. A moins que ce ne soit un manque de sucre.

On doit approcher l'heure de l'apéro non ? Et si j'essayais un de ces nouveaux gels au café ? Je dégaine ma dosette, et m'engloutis une grosse gorgée. Ce qui est pénible avec ces trucs c'est qu'il faut boire en même temps sinon c'est un peu «coufcouf ». Effet placebo ou pas, je relance la machine, d'autant qu'Eric a choisi ce moment pour ressurgir de nulle part sur son fidèle destrier. Je prends le pas d'un trio masculin pour retrouver mon rythme sur la longue ligne droite qui traverse la forêt. C'est quand même sympa ce parcours, surtout avec cette météo printanière. 14Ème kilomètre : ouf j'ai retrouvé mes jambes ! 15Ème : merdouille je les ai reperdues... Bon, ok, c'était un peu sablonneux et ça montait un chouia, mais quand même... J'ai des doutes sur le positionnement des panneaux kilométriques, parce-que j'ai rarement des écarts de plus de cinq secondes entre deux kilomètres,et là c'est parfois de l'ordre des quinze secondes ! Alors que le profil de la course est plutôt plat comme une planche à pain. Bizarre, bizarre.

Toujours est-il qu'en sortant de la forêt je suis toujours dans les clous pour les 1h24. J'attaque alors une partie pas facile : la longue digue qui joint le parc de Pourtales à la Wantzenau. 2 kilomètres en ligne droite, avec plus grand monde à qui se raccrocher et plus grand chose à faire à part courir, courir, et courir... Qu'est-ce que c'est long ! Heureusement le vélo officiel se positionne derrière moi et je peux donc « papoter » un peu, et écouter ce qu'il raconte à mon cher et tendre. 17Ème : je rentre dans la Wantzenau avec la sensation de ne plus voir droit. Crotte, ce n'est pas le moment de faire un malaise ! Je m'accroche, ou plutôt je décroche quelques instants, ne me réduisant plus qu'à des jambes et des oreilles.

Ça va passer, ça va passer... 18 ... 19 ... allez plus que deux petits kilomètres ! Eric me fait remarquer qu'il y a untel juste devant, ou trucmuche à quelques mètres à peine... Oui, et alors ? Punaise ! Mais il est où ce panneau bordel ?! Ah enfin : 20 kilomètres. Allez c'est fini ou presque. Je relance, je trouve encore quelques miettes d'énergie pour pousser sur les jambes, et tirer sur les bras. Je sens que je touche à la fin alors ça me redonne des forces, pour ne rien regretter au bout. Un virage à droite, et l'arche marquant l'entrée dans le stade apparaît. Avec la foule amassée autour qui crie, qui encourage, et le commentateur qui annonce mon arrivée... Ah oui ! Ça y est ! Je me souviens : c'est aussi pour ça que je voulais courir ce semi-marathon ! C'est trop puissant comme sensation. Je pénètre dans le stade et je lance mes dernières forces sur cette piste. Terminer en beauté, en combattante, le souffle court mais la tête haute. Je cavale, je cavale pour terminer en 1h23mn30s, et première féminine. C'est cool ! Il me manquait ce semi à mon palmarès.

Bilan : Que du positif. Course bien gérée, pas trop de faiblesses, et un meilleur chrono que l'an dernier. De bon augure pour Saumur ? Je peux sans doute viser le même chrono qu'à Nantes. Une belle prime pour commencer l'année, et financer la détente de l'après midi au sauna. Et surtout le plaisir de retrouver la communauté des coureurs, d'échanger avec certains, de partager nos impressions avec d'autres, de me sentir revenue parmi les miens.

L'année ne fait que commencer, en route pour de nouvelles aventures !

 

 

 

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