Marathon de La Rochelle

Marathon de La Rochelle

Après le Marathon de Paris en début d’année, voici le récit de mon deuxième marathon de l’année.

Comme marathon d’automne, j’ai opté pour La Rochelle, charmante ville que je connaissais déjà. A l’occasion de ce week-end, je voulais faire découvrir l’île de Ré à ma petite famille.

Nous sommes arrivés le vendredi après environ 4 heures de route depuis Toulouse. On ne s’est pas couché trop tard car les enfants étaient épuisés. J’ai eu du mal à trouver une place pour la voiture, mais j’ai réussi pas trop loin de l’hôtel sur une place payante à partir de 9H le lendemain.

J’ai prévu de toute façon d’aller retirer mon dossard très tôt pour éviter la foule et pouvoir profiter de toute la journée sur l’île de Ré.

Le lendemain nous nous réveillons finalement assez tard (8H) comparé aux horaires où les enfants se lèvent d’habitude.

Le temps de me préparer et je pars acheter le petit-déjeuner pour tout le monde, je déjeune rapidement, et pars juste à l’heure pour aller mettre des pièces dans l’horodateur.

Et là, à environ 400m de la voiture, je me rends compte que celle-ci est sur un camion de fourrière en train de partir. J’essaye de siffler pour les avertir, mais les voyant s’éloigner je décide de leur courir après.

Heureusement que le camion ne vas pas trop vite, je réussi à les intercepter après plusieurs centaine de mètres.

Essoufflé, j’explique au policier que c’est ma voiture. Celui-ci vraiment très gentil décide de reposer la voiture contre le prix du déplacement (au lieu de 150 euros de fourrière). Il m’explique qu’il y avait en fait un déménagement avec un panneau interdisant le stationnement que je n’ai pas vu la veille. Vraiment très sympa, nous avons un peu échangé sur le marathon et il m’a dit qu’il n’avait jamais fait que des semis avec un record d’une 1H28.

Soulagé de récupérer ma voiture et soulagé d’avoir évité une journée galère et stressante, je file récupérer mon dossard.

Rapidement je me rends compte que mon dos, qui me faisait légèrement mal depuis le mardi, n’a pas aimé le sprint à froid, de même que mon adducteur droit.

La journée sur l’île de Ré était vraiment superbe, nous sommes allés au bout de l’île, en haut du phare des baleines pour admirer la vue. Puis nous avons visité les charmants petits villages, quand même bien désertiques à l’approche de l’hiver.

A la fin de la journée, le mal de dos n’avais pas disparu et le doute quand à ma participation à la course le lendemain commençait à me faire cogiter.

Après une nuit plutôt réparatrice, je sais que je vais tout tenter pour atteindre mon objectif de 2H55’.

Je commence à trottiner pour rejoindre l’aquarium et participer à la rencontre avec Bitume54 et Pascal. Je sens mon dos qui se bloque sur certain faux mouvements, il va falloir que je sois prudent et que j’essaye de garder une posture droite tout le long de la course.

J’arrive le dernier, Dominique, Pascal et son ami son déjà là. On discute un peu de notre course, des pépins qui ont jalonné à tous notre fin de préparation et nous sommes d’accord, on fera du mieux qu’on peut et on va essayer d’y prendre du plaisir !

Puis nous nous séparons pour partir s’échauffer, puis pour que chacun puisse regagner son sas dans de bonnes conditions.

La pression monte, le départ des personnes handicapées vient d’avoir lieu, il ne reste plus que 5 min, je suis dans ma bulle mais j’écoute d’une oreille distraite les commentaires des coureurs autour de moi. Dans ma tête, je me repasse le film de ma course, les 5 premiers km je vais me limiter à du 4’10’’/km pour atteindre sur les suivants du 4’07’’ / 4’08’’. Je me repasse les chronos à réaliser tous les 5 km, 20’50’’, 41’40’’, 1H02’30’’, 1H23’20’’, 1H44’10’’, 2H05’00’’, 2H25’50’’, 2H46’40’’ pour finir en un peu plus de 2H55’.

PAN !!! Ca y est, il faut que je me mette en route, marche sur 10m puis je trottine pour prendre un peu le rythme. Il y a énormément de monde, j’ai du mal à me mettre à la bonne vitesse, mais c’est pas grave, ca va se décanter. Notre départ rejoint les autres coureurs, mais nous sommes séparés par des barrières car jusqu’au km 3 nous aurons 2 chemins différents, un légère montée se profile déjà. Je respecte mes prévisions sur les 2 premiers km, mais le 3eme est avalé en 3’58’’, pas de panique, il y avait une belle descente avant de rejoindre tous les autres coureurs. Je passe les 5 premiers km avec 10 sec d’avance, parfait, au 10ème, j’ai 16 secondes d’avance, je suis toujours aussi régulier, je me sens bien, les douleurs ne reviennent pas.

Arrive le 15ème avec 23 sec d’avance, je suis dans ma course, à ce moment là, je sais que quoi qu’il advienne je serai sous les 3H, par contre je ne sais pas si je tiendrai pour les 2H55’, quand je serai au 30ème j’en saurais un peu plus.

Le 20ème passe avec 37 sec  d’avance puis arrive le semi. Malheureusement je n’arrive pas à voir mon temps, mais ce n’est pas gênant, mess précédents contrôles me montrent que je suis toujours aussi régulier. Le 25ème avec 28 sec d’avance puis le 30ème avec 5 sec de retard. Je suis toujours dans les temps, mais les montées et le vent de face m’ont affaibli dans le 29ème km. Il y a plein d’autres coureurs autour de moi, j’essaye de m’abriter un peu. Je pointe au 35ème avec 31 sec de retard, rien de catastrophique, mais je prends conscience que la fin va être plus dure.

J’arrive malgré tout à profiter de l’ambiance même si je reste concentré. J’arrive à sourire et à remercier d’un geste de la tête ceux qui m’encouragent par mon prénom.

Le passage au 40ème se fait avec 1’24 de retard et je n’arriverai à retrouver des forces que passé l’arche du dernier km, porté par la foule, la vision de l’arrivée toute proche me redonne un regain d’énergie où je sens que je vais donner tout ce qui me reste pour perdre le moins de secondes possibles.

L’arrivée magique sur tapis bleu après un passage sur des pavés me libère après 2H58’34’’ de course.

A ce moment-là je prends conscience que mon corps a du souffrir, mes chevilles me font très mal alors que je ne ressentais rien quelques secondes avant.

Tout rentrera dans l’ordre après quelques minutes passées au ravitaillement très bien organisé et fourni.

Ma médaille autour du coup, le coupe-vent et la bourriche d’huîtres dans les bras, je file me changer et rejoindre ma petite famille qui profite de cette belle matinée pour regarder les animaux dans le parc voisin de l’arrivée.

Je suis très content de ce 11ème marathon et je repense à mon premier où je me disais que c’était du grand n’importe quoi de courir une telle distance …

Je n’ai maintenant plus ces pensées négatives durant la course et cela fait maintenant 2 marathons que je subis moins et où j’en profite plus.

Je tiens à remercier encore B-cure Laser pour le prêt de l’appareil B-cure Laser qui m’a permis d’atteindre mes objectifs grâce au maintien de mes entraînements.

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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