Marathon de Florence - 2ème partie - 27/11/2016

Marathon de Florence - 2ème partie - 27/11/2016

Le jour J est arrivé. Le réveil sonne à 5h45 et pour la première fois depuis que je cours des marathons, j’ai passé une excellente nuit. Après avoir avalé mon gâteau énergétique et bu un thé chaud, j’enfile ma tenue X-Bionic (pour plus de détails, recherchez dans une de mes chroniques la description de la tenue) et ma ceinture Flipbelt (pareil, il y a plusieurs chroniques à leur sujet). C’est parti pour 4km de marche active jusqu’à la zone de départ au centre de la vieille ville.

La température est fraîche, 6°, la nuit est encore noire et les rues désertes. Aucun bus ne circule aujourd’hui pour cause de marathon. C’est un peu bête, ils auraient pu maintenir un service de bus jusqu’à 8h pour permettre aux 10.000 participants de se rendre sur zone.

En approchant, je commence à apercevoir des gens bizarres, sortis de nulle part qui émergent de la nuit. Ils sont vêtus de collants, de survêtements de couleurs vives, de chaussures fluo, un buff ou une casquette sur la tête et ils ont même un gros numéro épinglé sur le ventre ! Ces extraterrestres sont bien entendu les marathoniens qui se rendent comme moi vers la place Santa Maria Novella où nous attendent les camions qui serviront de consignes pour les vêtements.

Il est 7h20 environ, je suis en avance car nous devons impérativement être placés dans nos sas avant 8h. Mais j’aime bien être en avance, c’est ma façon de prendre possession des lieux, de sentir l’ambiance et de ne pas stresser.

Je me mets en tenue, dépose mon sac et me dirige par une petite rue perpendiculaire vers la grande rue piétonne où sont placés les sas de départ.

On y pénètre par une barrière et un portail gardé, il faut montrer son dossard avec la bonne couleur pour y rentrer. Je suis dans le sas 3h30 à 4h.

L’organisation a bien fait les choses, il y a des toilettes dans la zone des consignes et il y a encore des toilettes dans les sas. C’est vraiment bien parce qu’avec le thé, le froid et la boisson d’attente que je bois, j’ai envie d’uriner toutes les 30mn !

Le froid, parlons-en, il ne fait toujours pas plus de 6° et il y a un courant d’air glacial qui souffle dans les petites rues en plus de l’humidité qui monte du sol.

Avec mon petit poncho façon sac poubelle gris, j’ai vraiment l’air d’un c--, c’es vrai aussi, mais je suis surtout totalement congelé et je dois trottiner pour ne pas trembler.

Je patiente 30 à 40mn dans ces conditions le temps que le sas se remplisse d’autres concurrents ridiculisés eux aussi dans leurs ponchos ou des coureurs certainement venus de pays nordiques pour attendre en débardeurs et tee-shirts !

L’ambiance se réchauffe petit à petit, et, à quelques minutes du départ, les sas sont complètement remplis sans que ce soit trop serré façon sardines en boite !

Comme partout, il y a un speaker qui fait monter la pression en faisant taper des mains, lever les bras puis enfin décompter le départ pour les coureurs handicapés.

Enfin, à 8h30, c’est parti ! Il me faut 3mn pour passer sous l’arche aux pieds de la cathédrale. Tout le monde crie, l’ambiance est donnée !

Je démarre très prudemment, entre 10,5 et 11,5 km/h, je veux sentir mon corps se chauffer tranquillement à son rythme, il doit tenir les 42,195 km, pas la peine de s’affoler pour grappiller quelques malheureuses secondes.

Le parcours nous fait visiter la ville, puis s’éloigne un peu du centre pour entrer dans un immense parc bordé d’arbres, le long du fleuve. C’est très agréable et cette nature donne un air de petit footing du dimanche matin, avec 10.000 personnes dans le groupe !

Au km 7, nous croisons déjà le groupe des premiers qui eux passent au km 13 ! Une clameur se propage chez les coureurs car il y a visiblement un italien dans ce peloton de tête.

Le 10ieme km est bouclé en 56mn, sur une allure de 5mn23s, c’est le bon tempo, tout va bien.

Nous traversons ensuite l’Arno pour nous diriger sur la rive opposée dans un autre quartier fait de petites rues où les spectateurs sont partout et nous encouragent, c’est l’ambiance italienne comme on l’aime !

Arrive ensuite une longue ligne droite le long du fleuve avec un petit vent du nord dans le nez ; les organismes ne sont pas en surchauffe, je vous promets !

C’est le passage au 20ieme puis au semi en 1h55mn, l’allure est de 5mn28s et ça continue à aller bien.

L’organisation a prévu tous les 5km un point d’épongeage ou un point de ravitaillement. Les ravitos sont bien organisés avec des tables très longues, de la place et surtout des grandes marmites de thé chaud. Je ne résiste pas à la tentation et je m’arrête prendre un verre de thé pour faire passer mon gel énergétique et me réchauffer un peu.

Je repars motivé et requinqué par cet apport d’énergie. Le parcours continue dans les quartiers plus éloignés du centre avec de larges rues et du bon revêtement au sol.

Nous passons peu avant le 30ieme km au stade communal et nous entrons dans le stade d’athlétisme pour un tour de piste. Il y a un beau soleil, c’est un court passage mais bien agréable.

Ce marathon est très cosmopolite et, outre les italiens qui sont bien sur en grand nombre, j’aperçois des français, des anglais, des danois, des slovaques, des polonais, des espagnols et certainement bien d’autres nationalités.  C’est formidable de partager une même passion avec des coureurs et coureuses venus de tant d’horizons différents et qui dans l’épreuve se ressemblent autant.

Au 32ieme km, je me dis qu’il ne me reste plus que 10km et quoi qu’il arrive, je terminerai ce marathon. Je m’encourage à continuer mon effort sans rien lâcher pour tenir le temps prévu par ma montre GPS de 3h45mn si je poursuis à cette allure.

Arrivé au 37ieme km environ, nous pénétrons à nouveau dans la vieille ville et l’apparition des rues pavées, une nouvelle fois, fait ressortir les douleurs au niveau des cuisses. Je constate que la vitesse diminue, j’essaye de relancer mais les muscles sont durs et l’entrainement des sorties longues me manque cruellement.

Au 40ieme km, sous un beau soleil, je prends encore une fois le temps de me restaurer et de boire une tasse de thé avant de repartir.

Le parcours final est sompteux à travers tout le cœur de Florence, le ponte Vecchio, le palazzo Vecchio, et pour finir la grande rue piétonne entouré d’une foule en délire qui nous accompagne jusqu’à la place et l’arche d’arrivée. Mes jambes sont revenues et je fonce dans la dernière ligne droite.

J’arrête mon chrono à 3h56mn, qui sera corrigé en 3h54mn en temps réel. Je suis 4093 ieme au général et 250ieme dans ma catégorie Master 2, sur 10.000 participants. Dès la ligne passée, l’émotion d’avoir fini un nouveau marathon me gagne, la joie de l’avoir fait dans des très bonnes conditions et surtout de ne ressentir quasiment aucune douleur. J’avance dans cette cohue pour recevoir ma médaille de finisher. J’aperçois ma compagne qui me voit enfin, la foule était tellement dense qu’elle n’a pas pu approcher de la ligne d’arrivée.

Le ravitaillement est  copieux et bon, mais je ne m’attarde pas et rejoins les camions pour récupérer mes affaires et me changer. La zone de consigne ressemble à un immense vestiaire à ciel ouvert.

Voici le tee-shirt et la médaille de plus près :

Les bus n’étant toujours pas en service, nous rentrons rejoindre la voiture à pied, ce qui me fait encore 4km pour récupérer !

Le bilan de ce week-end est très positif. Au niveau touristique, la ville de Florence est une merveille et nous nous sommes régalés à visiter, au plan sportif, mon objectif est atteint, le marathon est bouclé en moins de 4h comme je le souhaitais, j’ai pris beaucoup de plaisir à courir et surtout je n’ai eu aucune douleur et aucune séquelle de la course. C’est donc un marathon que je vous conseille, il est très bien organisé avec beaucoup de bénévoles et un nombre de participants qui reste raisonnable.

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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