Mon premier (long !) marathon : le marathon des Forts du Périgord 2016

Mon premier (long !) marathon : le marathon des Forts du Périgord 2016

La date était fixée depuis un petit moment maintenant : 13 mars 2016. Premier (gros) objectif de ma (petite) vie de coureur !

Après une préparation qui s’est plutôt bien passée (si on enlève la blessure de Thomas notre 3ème compagnon de marathon et un début de grippe à quelques jours du jour J !), on a donc RDV avec Benjamin à Saint-Léon-sur-Vézère pour en découdre avec ces 42,195 km et ces mètres de D+ !

Il fait frais ce  dimanche matin, mais il fait BEAU. Premier gros point positif, on ne se battra pas en plus avec la pluie et un sol compliqué !

Rapide retrait des dossards on se met en tenue !

Tenue Running Club de mon côté bien-sûr !

On se positionne vers les 2/3 du peloton et c’est parti pour l’aventure !

Après une petite portion de plat le long de la rivière, ça monte fort et ça bouchonne encore plus, du coup on se lance tranquillement sur les premiers kilomètres (où j’enlève ma ceinture cardiaque qui a décidé de ne pas tenir aujourd’hui... Tant pis on va pas se prendre la tête dès le début avec ça, pas de FC aujourd’hui !).

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Arrive la première belle descente et on remonte quelques coureurs en évitant de s’enflammer : on sait tous les 2 que notre objectif est de TERMINER. (Benjamin est exactement comme moi, il n’a jamais dépassé les 25 km !)

Ce sera donc marche assez rapide dans les montées et le reste au feeling en restant exclusivement dans le VERT et les bonnes sensations (enfin du moins le plus longtemps possible !).

Les 12 premiers kilomètres se passent bien (on passe le 1er ravito du 10ème km assez rapidement). On parle beaucoup (pas mal de choses à se raconter !) et du coup ça nous permet de faire abstraction du défi qui nous attend. A vrai dire, avec le recul on a été  très décontractés et zens devant ce marathon !

Le premier petit signe de faiblesse arrive de mon côté vers le km 13, à la fin d’une belle grimpette ! Un début de nausées et une sensation de faiblesse générale. Je n’en parle pas à Benjamin sur le coup, j’me dis que c’est passager et que ça va aller mieux. Finalement après quelques minutes ça passe, et je reprends un état « normal » ! 

Par contre, ces petites nausées m’empêchent maintenant de boire l’Isostar pour effort long que j’ai dans 2 petites gourdes (en plus de mon Camelbak eau classique). Je me force pas et ne me mets de pression, je me dis qu’il vaut mieux zapper l’Isostar que de vomir dans quelques kilomètres...

On arrive au 2ème ravitaillement celui du semi-marathon au pied du magnifique château de Commarques ! On est bien en avance sur mes prévisions, car ayant un 2ème objectif de moins de 6h, on y arrive en 2h20.

Sachant que la 1ère partie semble la plus exigeante en terme de D+, je me mets secrètement à penser aux moins de 5h !

Ici on retrouve la copine de Benjamin et mes parents venus pour l’occasion ! On en profite pour s’arrêter 5 minutes, bien se ravitailler et échanger sur nos sensations avec nos supporters !

On repart à l’assaut de ces sentiers périgourdins ! Et ça remonte sévère sur un sentier assez technique qui nous met une petite claque je pense ! Mais on continue sur notre rythme !

Puis arrive une longue portion roulante vers le km 25 et Benjamin prend les devants en imposant une allure de 5’30 sur 2 km. Il me fallait cette motivation pour ne pas commencer à engranger des pensées négatives, car les jambes commencent à se faire un petit peu sentir !

Et ça y est ! On passe notre record ! On court depuis plus de 25 km ! Du coup ça nous redonne un coup de boost et on continue d’avaler les KM à notre rythme !

On passe le KM 30 en 3h40 : on continue à se dire que les 5h sont jouables !

Le dernier ravito arrive au KM 34 aux Eyzies ! On prend 5 minutes pour bien s’alimenter (en Tucs de mon côté et en saucisson pour Benjamin mais ça aura été une erreur de jeunesse la charcuterie ! ;) et on entend des bénévoles annoncer «  ils vous reste encore 10 km ».

Première petite claque surprise ! 34 + 10 = 44 non ? On ne court pas un marathon aujourd’hui ? :)

Physiquement, j’ai mal aux jambes depuis le km 30 je pense. Et même si ça reste supportable, je commence à souffrir un peu ! Mais la perspective du dernier ravito et surtout l’arrivée du km 40 à ma montre me motivaient pas mal ! Mais là, se dire qu’en fait il faudra rajouter 3 km c’est mentalement difficile à accepter.

On repart donc avec Benjamin en serrant les dents sur une longue longue portion longeant une rivière et où on voit à des kilomètres d’autres coureurs devant nous...

Mentalement c’est dur à encaisser : l’inconnu du nombre de KM qu’il nous reste, la vision de ces tous petits coureurs au loin, la monotonie de ce long sentier plat qui longe l’eau, et les douleurs musculaires à encaisser...

A partir du KM 40, on décide de marcher 100m puis de courir 500m et de répéter ça au maximum pour se donner un objectif plus court : réussir à enchainer des foulées pendant un laps de temps donné !

Ca fonctionne pas mal et on passe à ma montre le véritable marathon en 5h18 ! Objectif réussi si on parle de distance et pas d’épreuve ! Ca nous rebooste pour quelques centaines de mètres, mais on continue à souffrir dans ce même paysage qui ne semble pas avancer : ce sentier n’en finit  pas !

Finalement on marche totalement à partir du KM 44 : ça devient franchement dur ! De mon côté, chaque pied posé me lance une belle série de douleurs !

Heureusement quelques mètres plus loin on retrouve mes parents qui marchent en sens inverse et nous promettent que l’arrivée est à moins d’1km !

Du coup on se remet à trottiner pour finalement arriver au pied de ce moulin qu’il faut gravir pour franchir la ligne !

On y parvient en faisant semblant d’avoir encore du jus pour la photo finish (!) en 6h01 pour 46,92 km à ma montre et 925m de D+.

ON L’A FAIT !

Quelques jours après ce Marathon des Forts, je pense que l’on n’a pas trop mal géré notre effort et notre course. Même si on voit clairement avec le graphique ci-dessous que notre fin de course a été compliquée (et pourtant c’était PLAT !).

Physiquement, je pense avoir manqué un peu de jus tout au long de la course (certainement dû à mon état grippal de la semaine précédente). Sinon RAS ! Aucune crampe, ni début de crampe, pas de sensation de grosse fringale, ni de mur, si ce n’est bien-sûr un bon mal de jambes en approchant le km 40 !

Par contre mon bémol est niveau alimentation. Je n’ai pris qu’1 gel sur l’ensemble de la course, et même si je m’alimentais sur les ravitos tous les 10km (Tucs, coca, fruits), je pense que c’était pas suffisant. J’avais par contre pris le matin la préparation crème Diet Sport Energy d’Alain Roche pour les efforts longs et en l’ayant déjà testée avant, j’en suis très content. Elle m’a peut-être sauvé diététiquement !

Merci d’avoir tenu jusqu’ici !

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(Ça ne vous fera pas courir plus vite mais ça pourra faire des heureux -euses !)

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