Sainté la belle

Sainté la belle

Attention c'est un peu long (bon y a tout de même 72km a raconter :) 

A la Saintélyon, quelle course, mon deuxième objectif de l’année.

Déjà cette course m’est apparue il y a 10 ans par une bonne vieille pique de mon frère, du genre, nous ici à Lyon on a une vraie course que jamais tu finiras...B ref le germe de la revanche venait de naître sans que je le sache.

Mais revenons à nos moutons, enfin mes moutons.

Donc après un marathon de Paris très réussi, vient le temps de la prépation pour la Saintélyon, et c’est avec le plus de modestie possible que je l’attaque.

Donc nous sommes mi-août, le 15 (ben oui c’est férié donc propice aux sorties longues), et me voilà avec ma chérie partis pour découvrir mon futur terrain de jeu, l’hautil, petit colline d’Ile de France, quelques montées et descentes nous font nous promener sur 23 km et 450m de D+/-.

Et ... c’est le début des emmerdes, je me fais, suite à cette sortie une bonne tendinite du ligament rotulien, le doute s’installe, j’ai à peine fait ¼ de la Sainté et je suis déjà blessé… la loose.

Je vous passerais donc le mois pourri que je me traîne alternant entre "t’es qu’une merde", et "oh bah finalement ca revient", montant sur un vélo pour travailler le souffle et les cuisses, allant nager pour pas trop galérer, mais en courant peu et très lentement.

Bref je reprends doucement et j’attaque finalement la prépa avec deux semaines de retard mais sans trop de douleur au genou.

J’avais prévu une grosse prépa, mais j’ai allégé nombre de séances, j’ai changé plein de scéances type VMA en côte par des parties de montagnes russes à coté de chez moi, ben oui en Ile de France on à peut être pas de montagnes mais avec des idées on arrive à trouver un peu de D+/- ;).

Cependant et grâce à deux Kikou (que je remercie encore Robing et Thefreethunder) je me fais de belle sorties longues sur l’hautil, dont ma grosse sortie à deux semaines du but (38km – 4h – 1080mD+/-) que je finis fourbu mais heureux de l’avoir fait.

Nous voilà donc à H-12, ou avec ma chérie, Julien (de c’est bien d’être bien) et Audrey, nous filons en se marrant bien à Lyon.

H-6h30, Halle Tony Garnier, on récupère les dossards, quelques photos, et on file à Saint-Etienne.

H-4h30, nous arrivons ma chérie et moi au Flore, ambiance paisible, de nombreux kikou déjà présents mangent, discutent. Etant de nature peu « sociale », nous restons tous les deux a manger nos pâtes, notre dessert.

Puis nous allons nous reposer dans notre voiture aménagée pour l’occasion en camping-car, matelas dans le coffre, duvet, oreiller... bref un petit bout de maison ici à quelques mètres du départ.

J’essaye dormir, mais j’avoue que le doute est là et le petit vélo GAMBERGE est en marche : « t’es fou, t’as pas le niveau, tu vas souffrir, il va faire froid, il va faire nuit, c’est long 72 km…. » mais petit à petit cela se calme.

H-1h15, je retourne au Flore pour me changer, je m’installe et j’ai la chance d’être à coté de Mr Jean Michel T avec qui je discute un peu en le laissant se changer, mais le peu que j’ai pu échanger avec lui me fait ressentir une personne vraiment simple et bienveillante (et encore chapeau pour tout ce qu’il accompli).

H-1h, la question du « et je met quoi en fringue ? », perso j’ai donc opté, pour du léger en bas, chaussettes (normale il en faut tout de même), manchons de compression des mollets, cuissard, et c’est tout, mais en haut ?? J’hésite entre deux et trois couches, mais partant du principe de qui peut le plus peut le moins et pas l’inverse, j’opte pour les 3 couches, TS ML kipsta, TS ML kispta version chaude, et ma veste gore tex approved, gants et bonnets, plus un buff pour le cou.

H-30 minutes, l’excitation monte, il faut que j’y aille, avec ma chérie nous nous dirigeons vers la halle, puis vers la ligne de départ.

Ca caille mais ça va encore, je m’aperçois que finalement je suis en fond de troupeau, moi qui voulais partir devant si possible.

Mais bon, pas bien grave, après tout je vais en chier pendant 72km donc autant avoir quelques minutes de plus avec madame, c’est bon pour le moral.

Les premières vagues partent, je rigole intérieurement par rapport à ces 4 gamins qui sautent la barrière pour changer de vague, une vieille impression du métro parisien, en espérant pour eux que c’est quelques minutes gagnées leur auront apportées le podium au moins.

H-10 minutes… Ma chérie revient me faire un bisou, je sais que je ne la verrais qu’après Sainte Catherine alors j’en profite, on se sourie, elle m’encourage, je rentre dans ma bulle.

H-1 minutes notre Light my Way résonne, le décompte est lancé…

10 – 9 – 8 – 7 – 6 – 5 – 4 – 3 – 2 – 1…

Voilà le groupe s’ébroue, je passe la ligne, déclenche le chrono et go.

Marche 1 : Saint-Etienne – Saint Christo

La partie de la Sainté jusque Sorbier est certes peu passionnante mais elle permet de s’échauffer gentiment, de prendre le pouls de la course de trouver son rythme, bref il ne m’en reste pas un grand souvenir, mise à part cette femme qui me double à fond de train avec son petit short « superman », en espérant pour elle qu’elle tiendra l’allure jusque Lyon car elle devait bien être à 4’30 du km, perso je navigue en 5’15 moyen en restant bas en cardio.

La première difficulté s’annonce pourtant juste à la sortie de Sorbier, ce petit raidar que je monte en courant finalement, moi qui m’était promis de marcher dans « toutes » le côtes, mais bon c’est la première alors … S’ensuit le premier bouchon dans la descente qui nous amène sur le premier sentier, la descente bien que raide, reste très roulante et je suis surpris de vois les coureurs devant moi à l’arrêt ou presque, c’est donc en zig-zagant que je me trace une route pour ne pas trop bouchonner, je sais qu’ensuite se dresse la seconde difficulté, que cette fois je monte en marchant, je double marlgré tout pas mal de monde, et je relance sur la fin, j’alternerais donc les relances suite aux montés marchées, et ce jusque Lyon.

J’arrive donc au ravito de Saint Christo en 1h37 (1317 ième) où je ne m’arrêterai pas étant parti avec ma maison sur le dos (gel et bar, plus 1.5L de boisson).

Marche 2: Saint Christo -Sainte Catherine.

On ressort du ravito par une bonne petite côte bien raide qui permet de relancer la machine doucement malgré tout, s’ensuit une alternance de montées, descentes (ah ben ou c’est le principe de la Sainté J), je reste malgré tout toujours autant surpris par le peu d’allure si je puis dire dans les descentes par les coureurs autour de moi, et je double toujours autant de monde (ce qui fait du bien au moral) et c’est pourtant dans la descente de l’hôpital que je vois la première chute devant moi, sans dommages cependant et là ou j’aurais dû faire attention où mon cerveau aurait du mettre un feu orange, je reste sur mon rythme et bien entendu, sur une partie gelée, je glisse… Je laisse aller pour ne pas trop me faire mal, mais le dos grippe, le genou droit se tord un peu mais ça passe, pas trop de mal, un coureur m’aide à me relever, je le remercie et on relance tous les deux dans le reste de la descente.

Je profite des montées pour prendre quelques photos en me retournant et admirer le ruban de frontale, cette image qui faite de la Saintélyon justement la Saintélyon.

Je reste admiratif devant toutes ces personnes debout, nous encourageant au milieu de la nuit dans le froid, car ici sur les hauteurs ça pique quand même fort, et surtout ça gèle de partout, c’est incroyable cet élan simple de partage, encore un peu d’humain ici bas.

Mon pote Benoit m’envoie ses encouragements, avec un message qui me fera sourire longtemps et plusieurs fois : n’oublie pas au 30 ième km il te restera juste 42km, c’est un marathon et ça tu sais faire J, en réponse à mon sms lors de son marathon lui annonçant au 32 ième que les 10 km qui restaient il les maitrisait….

La descente sur Sainte Catherine, permet de bien relancer et de se déverrouiller les jambes.

Sainte Catherine, arrêt ravito en 3h03 (1066 ième).

Ici je découvre mon premier axe d’amélioration, les ravitos, je bois une bonne soupe mange du salé, et je vais remplir ma poche à eau et …put… de bordel que je suis con, mes tablettes de boissons sont effervescentes et vue la place dans mon sac et bien je galère pour la remettre dedans, je me maudis, en plus j’ai les doigts gelés… putain le boulet.

Bref c’est pas grave, il faut se remobiliser.

Marche 3 : Sainte Catherine - Saint Genoux.

Ici, je le sais, se trouve lLAdifficulté : le rampeau.

Je repars donc avec en mémoire que je vais voir ma chérie vers Riverie, où finalement en fait elle m’attendra juste après la sortie du ravito de Sainte Cathe pour courir un peu avec moi, la pauvre, en plus en montée, on se fait un bisou et hop on se quitte en se promettant de nous retrouver vers Montplan.

Bref retournons à la course parce que ma vie sentimentale on s’en fou J, j’attends donc la descente sur Arfeuille avec impatience, et finalement nous y voilà, et encore une fois je reste surpris devant tant d’hésitations des coureurs devant moi, je me force un chemin tantôt à gauche tantôt à droite. Puis un frisson dans la descente, un bouchon,  des traileurs en contre-bas déplient une couverture de survie sur une personne allongée dans une sale position, ça sent mauvais pour elle, ils sont déjà 4 en bas, et 4 arrêtés sur le chemin dont un au téléphone, je ne reste pas sur zone, car le chat noir n'est pas loin et je m’en méfie ; et là un retour de la tristesse humaine se fait entendre derrière moi, une femme s’exclame : "m’enfin faut pas s’arrêter au milieu comme ça, c’est dangereux et ça ralenti»…pffff que c’est triste…

Mais bon show must go on, alors je reprends ma descente et là deuxième bouchon… Les coureurs contournent un truc, car bon à 4h du matin pas simple de voir, et ce truc en fait une fois passé n’est juste qu’une grande flaque de boue….. ahhhhhhhhhh tristesse, bref c’est à cette occasion que je double ma pauvrette qui évites tant que possible de ne pas salir ses jolies chaussures… Bon j’avoue avoir du coup pris beaucoup de plaisir à me tremper les orteils et l’éclabousser au passage. Mais j’avoue ne pas comprendre cette réticence face à la boue de la part de nombreux coureurs, qu’importe oublions cela car se profile THE BEAST… Le rampeau …

Et j’avoue ça pique, c’est raide, c’est long (ah si seulement parfois j’étais……oups pardon) il me faudra pas loin de 16 minutes pour en venir à bout, (réflexion interne : j’aimerais savoir si les premiers l’ont monté en courant ou pas) … Au milieu, ou au ¾ je nesais plus bien, un poste de secours, une femme devant moi demande s'ils ont été prévenus de l’incident, fort heureusement oui, mais le message radio est fort déplaisant : victime inconsciente qui ventile, bref l’image de cette personne à terre reste marquante, j’ose espérer que rien de grave ne lui soit arrivé et qu’il ou elle va mieux.

Bref remontons en haut du rampeau, une fois en haut je prends un peu de temps mais je m’étire bien, de plus j’ai cru halluciner en apercevant le Père Noël, alors bon un peu de repos semble opportun.

Mais il faut relancer car chérie m’attend au 42, alors je relance et ça repart bien, et quelques centaines de mètres plus loin, et bien non j’avais pas halluciné, un coureur est déguisé en Père Noël, je prends le temps de le féliciter et de blaguer un peu avec lui en lui demandant si en cadeau il pouvait m’emmener jusque Lyon car au cas ou je lui réservais une place dans son traineau, mais bon pas le temps de trop trainer malgré tout...  Tiens, ma superman en short semble bien dans le dur, ah mais si c’est elle, à l’arrêt sur le plat, bref passons « optimisme ou sur estime de soi ? ». Et finalement le ravito arrive vite.

Il me semble que c’est sur cette partie que j’ai doublé un des guerriers de la 180 que je reconnais après coup via la photo dans le progrès, homme à le perruque blonde, sache que tu as illuminé quelques minutes de ma Sainté et si j’avais su je t’aurais adressé autre chose qu’un pouce levé ;)

Saint Genoux, pas d’arrêt, sauf pour piquer un bout de fromage et de saucisson (4h40 et 1093… tiens on m’a beaucoup doublé du coup bizarre je n'ai pas vu tant de monde que cela me passer devant mais bon)

Marche 4 : Saint genoux – Soucieux

Ça caille, les doigts son gelés, il me faut plus de temps pour bien me réchauffer après les ravitos, mais j’avance, je retrouve chérie au 42ième à peu près après le bois Bouchat où elle m’accompagne sur la route en courant, on se sépare de nouveau et je luis dis à Chaponost mais elle me répond "non non à dans pas longtemps" et effectivement elle sera là de nouveau au 46ième,

Et donc ça continue, descente, montées marchées ou courues et je continue de doubler des 72, des relais et tiens et donc me voilà au 46ième, j’aperçois ma voiture avec deux gusses en frontale dedans… putain on me vole ma voiture… mais hop voilà chérie qui m’annonce qu’elle rapatrie deux abandons sur Chaponost, on rigole du fait et elle me demande si ça va, et honnêtement oui, je me sens bien, les adducteurs un peu durs mais ça va, bisous et je fonce sur Soucieux.

Pourtant la prudence est de mise, la route est gelée, ça glisse fort, les chutes sont fréquentes, les appuis bof, et toujours cette drôle d’impression de voir les coureurs à l’arrêt dans les descentes ou évitant la boue.

Certains passages dans cette section étaient bien boueux, mais perso je m’en fou j’avance droit dedans là où nombreux épargnent la propreté de leur groles… Bref passons, et même si je rejoins le collègue derrière qui peste contre cette peur de la boue, je n’en fais pas tout un fromage non plus et bon an mal an me voilà à Soucieux là où la course commence il parait ... Quelle surprise de voir chérie encore et toujours là et qui m’accompagne sur la montée avant le ravito et m’encourage elle me quitte et me dit à Chaponost cette fois.

Soucieux arrêt ravito, 6h17, 972 ième, vache j’ai gazé il faut croire, ici pourtant je prends du temps, je mange du salé et je fais remplir ma poche de thé brulant, marre du froid et du même goût depuis 6h, marre aussi des gels, que j’alterne avec des barres alors je garde seulement les barres et je repars avec un peu de thé dans mon gobelet mais vache que c’est difficile de quitter la douce chaleur du ravito.

Marche 5 : Soucieux- Chaponost

Que dire de cette partie, il m’a fallu bien 20 minutes pour me réchauffer en buvant du thé chaud via ma poche et puis ce froid qui perdure, cette blancheur partout, ce givre constant et le cerveau qui calcul, bon 6h17 pour 51, il reste 21 en 2h je peux faire 8h20 allé feu j’allume la mèche, et ça suit, les jambes répondent présentes le mentale est bon, j’attends la montée des lapins car je sais que c’est raide et ça ne loupe pas, j’en rigole avec un gentil monsieur d’un âge bien supérieur au mien mais qui avance bon train, personne ne nous double, on discute, et on bascule en haut du chemin... Il me dit "allez on relanceé, ce que l’on fait, on voit le jour poindre à l’horizon, on se sépare car j’avance plus vite que lui et on se souhaite bonne course… Et effectivement en arrivant sur Chaponost le soleil se lève, la noirceur de la nuit nous quitte, j’éteins enfin ma frontale, pour m’apercevoir que mes yeux ne font plus trop le point et j’avance, chérie est là au 61ième, elle court avec moi, veut faire un film pour mon papa qui s’inquiète alors je le rassure... pourtant c’est dur, j’ai hâte d’en finir, elle me quitte et je rentre dans le ravito.

Chaponost : 7h18, 852 ième, ravitaillement éclair, un peu de Saint Yorre un fond de thé, un bout de fromage et zou dehors.

Marche 6 : Chaponost – Lyon

Je relance autant que possible mais ça devient vraiment dur, pourtant je double, pas beaucoup de 72 bizarrement mais plein de relais, ça motive mais vraiment les pieds deviennent lourds, les jambes et les épaules se raidissent et là le constat au 64ième km, dans la descente abrupte vers Beaunant après le parc du Boulard, les genoux deviennent douloureux, ça va piquer fort jusqu'à la fin, et pourtant j’avance, je double, je pense positif, un coureur annonce encore 7 km je lui dis, "non plus que 7 et on en rigole", et enfin… La dernière difficulté : la montée des aqueducs.

Et bien... ça pique dur, c’est long et raid (oui oui bande de coquins) mais ça repose mes genoux, j’espère toujours à – de 8h30 mais je sais que ça va être très difficile, et effectivement à la bascule en haut de Beaunant, les genoux sont HS, les marches du Parc City aventure (ou devrais-je dire ces putains de bordel de merde de marches) sont un calvaire je me sens à la rue il reste pas grand-chose mais c’est vraiment dur, les petits cailloux dans mes pompes depuis le 30ième sont insupportables, le plie sous mon talon gauche devient detestable, bref les feux passent à l’orange, il faut que j’arrive et vite si possible, quelques petits coup de cul puis la bascule. Là dernière les 200 marches que je descends à peu près bien (comprendre une par une et sans me casser la gueule) à contrario du coureur assis en haut des marches qui a les quadri HS, je lui dis (car je l’avais lu) descend en arrière, mais je ne sais pas s'il l’a fait.

Et puis les quais glauques, il faut avouer, je m’arrête, dernière pause technique de vidange de vessie, je repars je redouble, je monte les marches, les cuisses comme du coton, je cherche ma chérie qui dois être pas loin et je la vois au dernier km, elle vient avec moi, j’accélère elle s’accroche mais a du mal alors je ralentis, je veux passer la ligne main dans la mains avec elle, le pont Raymond Barre est avalé, on entre dans l’enceinte de la halle, une femme qui accompagne son coureur de mari est arrêtée devant nous, par chance nous passons ma chérie et moi, j’avoue que j’aurais ragé si elle n'avait pas pu finir avec moi, et on approche, elle trifouille son téléphone, je capte rien, je cours point barre, elle parle avec mon père, elle lui raconte notre arrivée, on passe l’arche main dans la main avec mon père au téléphone, elle pleure, je pleure mon père pleure que de larmes que de joies…

H+ quelques minutes : Je suis fourbu, cassé, j’ai mal aux jambes, la tête ailleurs… Je mange un bout vite fait, un peu de Saint Yorre, je récupère mon T-shirt FINISHER parce que oui merde, je le suis, j’ère un peu indécis, quelques étirements mes pieds et mes genoux me font souffrir, on récupère mon sac, je file à la douche chaude appréciable, je mange un bout et on rentre…

H+11h, je suis dans mon canapé, je m’endors devant le film, les pieds sont douloureux, la cheville gauche est raide et douloureuse (souvenir d’une petite torsion au 30ième) mais les muscles vont bien.

H+24h, je dors toujours

H+48h de retour au boulot, la cheville est douloureuse, les muscles sont tous ok, pas de courbatures, je monte et descend les escaliers comme si de rien., mais je préfère l’ascenseur J.

 

Et mon temps me dirais vous : 8h37 et 14 secondes, je finis 834 ième .

Ce que je note de cette Saintélyon, c’est la chaleur des spectateurs durant toute la nuit, merci à vous qui à 5h du mat au milieu de nul part étiez là pour nous encourager dans le froid de cette nuit, la gentillesse des bénévoles sans qui rien ne serait possible.

Après bien sur que l’on pourrait peut-être faire mieux pour les vagues de départ mais bon même n partant dans la dernière vague j’ai été très peu gêné, et si je l’ai été ce n’est pas vraiment par le nombre mais bien la peur de certains à descendre ou salir leurs chaussures.

Les ravito etaient tous ok, même Sainte Catherine malgré le monde, toujours à boire et à manger en quantité très suffisnates

Quand à moi, et bien je suis heureux de mon temps pour une première, je vois quelques axes de travails pour m’améliorer, et si je reviendrais, et bien surement.

Ami lecteur si tu as lu jusqu’ici merci à toi et j’espère que mon récit t’encouragera si tu hésites à basculer dans la nuit de la Saintélyon et vivre cette expérience vraiment incroyable.

Merci pour finir, à ma chérie cette folle qui m’a suivie toute la nuit sur la route, à mon papa qui me suivait via facebook et mon garmin-live, mon pote benoit pour ses sms, ma couse et mon cousin pour leur encouragement au lever du jour.

François.

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